Après les bonnets rouges, voici les gilets jaunes

Après les bonnets rouges, voici les gilets jaunes

Le 17 novembre prochain des manifestations sont prévues dans toute la France contre la hausse des prix des carburants. Ces protestations émanent de plusieurs initiatives. Ces appels ont émergé sur Internet pour inviter les automobilistes à bloquer les grands axes routiers. 


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« Trop, c’est trop ! » hurlent les Français, notamment ceux qui se rendent chaque jour à leur travail, en voiture, à plusieurs dizaines de kilomètres dépensant plusieurs centaines d’Euros mensuels pour le gazole.

Depuis la mi-octobre, plus d’une centaine de groupes Facebook, se sont créés  appelant à des blocages dans des grandes métropoles comme dans les plus petites communes. Ceux qui comptent se mobiliser sont appelés à poser sur le tableau de bord de leur véhicule, le gilet jaune fluo, « le bonnet rouge » des automobilistes pris en otages du racket fiscal. Ce cri d’alarme, ce ras le bol général nous rappelle, en effet, celui d’il y a cinq ans, en Bretagne, pour l’écotaxe, la taxe « verte », infligée aux poids lourds.

Ce mouvement avait fédéré l’ensemble des mécontents d’une région en crise, son ampleur et sa force avaient fait reculer le gouvernement. Or, aujourd’hui, Il existe des similitudes entre les deux mouvements : Une fiscalité qui passe mal et une mobilisation massive par les réseaux sociaux face à une classe politique sourde aux arguments des gens qui travaillent, déconsidérant les plus faibles. Malgré une aide au transport évoquée par Emmanuel Macron, cette annonce ne changera rien à leur envie de manifester.

Alors, le mouvement du 17 novembre parviendra-t-il à fédérer aussi intensément que celui des bonnets rouges ? Cette fronde émanant d’une pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe » lancée il y a cinq mois sur Change.org, avec plus de 775 000 signatures,  pointant ainsi à la onzième place des pétitions françaises les plus signées depuis la création du site.

C’est dire combien la hausse des prix du carburant reste le premier sujet de conversation des Français révoltés de n’avoir pas d’autre choix que de se rendre en voiture sur leur lieu de travail, taxés de façon injuste.

Rendez-vous est pris pour le 17 novembre prochain au soir duquel l’on pourra tirer le premier bilan de cette action d’envergure qui prolonge le ras le bol généralisé de nombreux Français ! Cette nouvelle déconvenue infligée au président de la République devrait lui faire prendre conscience de l’insatisfaction de ses compatriotes pour sa politique trop libérale; un mécontentement qui pourrait avoir des répercussions néfastes sur les prochaines élections européennes…