Comment la télémédecine va révolutionner le médical

La téléconsultation médicale ou télémédecine est aujourd’hui une réalité, en France. Depuis le 15 septembre 2018, ses actes, sont remboursés par l’Assurance maladie, au même titre des consultations classiques. Infopremière.fr ouvre cette semaine la première partie ce dossier étonnant, suffisamment dégrossi pour que tout un chacun puisse s’y retrouver.

Qui décide de son utilisation ?

Il revient au médecin traitant, dans le cadre du parcours de soins, de décider de la mise en place de cette fameuse téléconsultation. En revanche, certains spécialistes peuvent déjà être consultés en accès direct. Il s’agit des gynécologues, des ophtalmologues, des psychiatres, des neuropsychiatres, des stomatologues.

Cependant, plusieurs années seront nécessaires pour que ce moyen de consultation médicale arrive à maturité et s’ancre dans le quotidien des Français. Concrètement, il s’agit d’une consultation médicale à distance réalisée par vidéo (ordinateur ou tablette).

Combien ça coûte ?

Les tarifs restent identiques à ceux mis en place pour les consultations physiques, à savoir : 25 € pour un généraliste, 30 € pour un spécialiste. 70% seront remboursés par l’Assurance maladie et 30% par la complémentaire. Une prise en charge à 100 % est maintenue pour les affections longue durée (A.L.D.).

Liaison entre médecins…

Expérimentale, depuis dix ans, cette nouvelle pratique offre, désormais, des codes et des actes répertoriés. Sa généralisation permettra, sur tout le territoire, de rattraper son retard.

En effet, à partir de février 2019, la télé-expertise permettra à un médecin de consulter un confrère afin d’échanger sur le cas d’un patient sur un diagnostic, une lecture d’analyses ou la pertinence d’examens complémentaires afin de décider du traitement le plus adapté. Contrairement à la téléconsultation, la télé-expertise n’exige pas un échange vidéo.

Limitation technologique

Malgré la bonne volonté des autorités médicales françaises à vouloir propager ce modèle au sein de l’Hexagone jusque dans les bourgades les plus reculées, toutes ne bénéficient pas d’une connexion internet suffisamment performante. Les déserts médicaux sont aussi touchés par ce phénomène.

De plus, un bon nombre de retraités, ne possède pas d’équipement informatique. L’achat de ce dernier peut représenter un substantiel investissement dans lequel que nos aînés ne souhaitent pas toujours investir.

Malgré la performance de cette belle technologie, des contraintes freinent encore aujourd’hui l’utilisation des téléconsultations…. « Paris ne s’est pas construit en jour ! » dit le vieil adage populaire.

 

T.H.