Kiev, Ukraine - October 17, 2012 - A logotype collection of well-known social media brand's printed on paper. Include Facebook, YouTube, Twitter, Google Plus, Instagram, Vimeo, Flickr, Myspace, Tumblr, Livejournal, Foursquare and more other logos.

Chronophages

Entrés dans la vie de professionnels comme dans celle des particuliers, les réseaux sociaux, depuis plus d’une décennie représentent des outils de communication modernes. Incontournables, ils se sont imposés dans notre quotidien. Tous, sans exception, ont pris un caractère chronophage. Et c’est bien là le danger qu’ils présentent pour des millions d’internautes figés durant de longues heures, chaque jour. En effet, ces utilisateurs, jeunes ou moins jeunes, y consacrent de nombreuses heures.

L’enfermement de l’utilisateur

A leur insu, le web altère leur perception du temps… six milliards de minutes chaque jour. Et oui ! Rapporté aux 50 % des trois cents millions de personnes qui s’y connectent toutes les vingt quatre heures, chaque utilisateur y passe en moyenne quarante minutes par jour. Retenons leur tendance problématique. Elle participe de l’enfermement de plus en plus de l’utilisateur sur ses pages puisque l’on peut presque tout y réaliser sur les plus célèbres : e-mail, visionner des vidéos YouTube, écouter et partager sa musique, chatter, tout est calculé pour garder l’utilisateur connecté le plus longtemps possible.

Obscénités

Faut t’il, dès lors, s’étonner si certaines entreprises interdisent son utilisation ? Il y a quelques années, l’endroit où il fallait être présent c’était le minitel, les fameux 36.15. Aujourd’hui, c’est Facebook. Phénomène mondial, jeune ou non, y trouve un moyen intéressant élargir sa liste d’amis, garder le contact, s’exprimer, partager ses émotions. Mais, une autre face cachée peut-être négative voire dangereuse. Les dangers des réseaux sociaux guettent tout particulièrement nos adolescents les premiers à les adopter. Nombreux et actifs ils en sont aussi les premières victimes : harcèlement moral, injures, photos obscènes…

Jusque dans les écoles

Le vrai danger réside dans le partage de leurs vies privées. Innocents, le fait que leur intimité soit exposée publiquement à travers le partage et l’échange de messages, de photos et de vidéos présente un réel danger. Il est aussi aisé d’utiliser ces outils pour insulter les contacts ou pour envoyer des photos obscènes. Combien de problématiques se déroulent dans les établissements scolaires puis s’infiltrent sur Facebook et déclenchent des foudres ? Disputes et conflits suscitent de réels débordements et peuvent aboutir au harcèlement moral.

Violences sexuelles

Qu’en pensent les responsables d’établissements mis en présence de nouvelles formes de difficultés, chaque jour amplifiées ? Refuge des voleurs d’identités, il est facile d’en changer en créant un profil au nom d’une personne fictive. Si les réseaux sociaux présentent des côtés positifs malheureusement, au autre grand danger y circule : la pédophilie. Les adolescents vulnérables sont la proie facile des pédophiles et des délinquants sexuels de tous acabits. Chaque année, une quinzaine d’enfants sont victimes de violences sexuelles de la part d’un pédophile rencontré par ces moyens.

Éviter les dangers

Une étude dévoile que 52% des treize à dix-sept ans avouent se retrouver sur Facebook pendant leurs devoirs scolaires et 25% au moins trente minutes par jour. Pour protéger efficacement les enfants des dangers potentiels, les parents doivent dialoguer avec leurs enfants, les prévenir des dangers et leur expliquer les outils mis à leur disposition pour préserver leur vie privée.

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