Enseigner le fait religieux... Et si c'était une bonne idée ?

Notre rédacteur, Aloïs Lang-Rousseau, a l’honneur d’animer, depuis novembre 2019, le podcast République du net. Dans le dernier épisode en date, le doctorant en sciences des religions Hicham Abdel Gawad expliquait, de façon théorique puis illustrée, les causes du militantisme religieux selon sa ferveur.

Deux chroniqueurs l’accompagnaient :
• Célina Barahona, consultante en stratégie numérique et ancienne militante féministe
• Lunise Marquis, adjointe à la maire du 12ème arrondissement de Paris.

La religion constitue, pour beaucoup de personnes, le guide d’une vie réussie selon des critères plus ou moins établis. Hicham Abdel Gawad distingue ceux qui se servent de leur culte comme un devoir ( pensant que la vie doit être vécue telle qu’écrite dans leur livre de prédilection ), de ceux qui la considèrent comme un moyen de réussir sa vie, sans rapport d’exclusivité.

Les frictions et troubles à la laïcité se produisent lorsque le sujet assimile la croyance à un devoir ; c’est ainsi que le chaos peut naître, par exemple, lorsque l’enseignement dispensé n’est pas conforme à un ou plusieurs cultes. La question de l’enseignement du fait religieux est alors posée. Celui-ci permettrait de limiter l’apparition de ces frictions, et de maintenir un cadre d’éducation universaliste.

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