Facebook est-il le soutien des aficionados ?
Par : Joël Pierre Chevreux
Cette plateforme mondiale prétend protéger les âmes sensibles mais, apparemment, elle censure ceux qui refusent l'expression de la barbarie. Quand les défenseurs des animaux se voient réduits au silence, le scandale ne se déroule pas que dans les arènes, mais bien sur le réseau !
L'algorithme choisit son camp
Un titre, un seul : "Ecoles de tauromachie, l'apprentissage de l'horreur". Une légende : "Ces écoles qu'il faut interdire !".
Un post sur réseau et le verdict tombe : "Publication supprimée pour non-respect des standards de la communauté." Ironie ? Hypocrisie ? Ou bien, simple lâcheté numérique ? Facebook prétend protéger ses utilisateurs des "contenus violents", mais censure non pas la barbarie, mais sa dénonciation. Ainsi, de fait, la question se pose : " Facebook serait-il devenu le bouclier numérique de la mafia tauromaniaque " ? Celle qui impose aux Français majoritairement réfractaires à cette tradition sadique et cruelle qu'est la corrida, sa volonté de la maintenir ?
Lorsque dénoncer la cruauté devient une faute morale
Et ce n'est pas la première fois ! Les associations de défense animale le savent bien : leurs vidéos montrant la profonde réalité des abattoirs, des horreurs perpétrées dans les arènes ou des écoles de tauromachie se voient systématiquement supprimées. Mais au nom de quoi ? Au nom d'une "protection du spectateur sensible". Hélas ! Cette pudeur algorithmique ne s'exerce jamais dans les arènes. Et pendant ce temps, les pages d'aficionados, elles, prolifèrent, exhibant les "fiestas bravas" comme un folklore. Ainsi, ce n'est plus la violence qui dérange Facebook, c'est le regard de celui qui la dénonce. Nous sommes plongés au coeur d'un scandale manifeste; un monde à deux vitesses !
Le silence qui arrange
Alors, pourquoi cette tolérance à géométrie variable ? Derrière la neutralité affichée, il existe une logique économique car les pages de corrida, les groupes d'aficionados et les festivals taurins génèrent du trafic, des partages, des clics, donc... de la publicité... Vous avez tout compris ! Et l'algorithme, arbitre muet, ne distingue ni le bien ni le mal seulement ce qui fait "réagir". Ben voyons ! La souffrance d'un animal devient un produit de consommation émotionnelle. Et la vérité, un simple bug à supprimer. Quelle partialité ! Quelle honte !
Ecoles de tauromachie, le scandale que Facebook veut taire
Mais ouvrez grands les yeux, messieurs les censeurs, dans ces écoles, des enfants de dix à quatorze ans apprennent à planter des banderilles dans le corps de... jeunes veaux ! De l" 'art" disent-ils. Oui ! "L'art" d'anéantir le principe même de la souffrance, de dominer, d'assassiner des êtres vivants innocents. Ces scènes, filmées par des associations, devraient glacer le sang. Mais sur Facebook, elles disparaissent remplacées par les sourires forcés des "futurs maestros". D'images révélatrices, l'on étouffe les preuves. Des confirmations que la plateforme choisit d'effacer, sous prétexte qu'elles "choquent la sensibilité du public". Mais à quoi bon protéger la sensibilité si l'on refuse d'en réveiller la conscience ? Jean- Philippe, militant anti-corrida, membre de nombreuses associations à caractère humanitaire et social, témoigne : "Mon post a été signalé comme 'contenu violent' alors que je ne montrais que la vérité. C'est à croire que Facebook préfère les photos d'arènes pleines que celles des animaux qui y meurent. Je ne fais pas la promotion de la haine, je dénonce la cruauté humaine et animale, nuance ! Mais dans ce système, la barbarie est tolérée, la compassion, non."
La responsabilité morale de Meta
Meta aime les slogans : "Connecter les gens", "Donner une voix à chacun", "Construire un monde plus ouvert". De qui se moque-t-on ? Car, dans les faits :
Les voix qui dérangent sont muselées, les images qui questionnent systématiquement effacées, les publications qui révèlent, sanctionnées. Alors oui, aujourd'hui, il convient de poser la question clairement : "Facebook protège-t-il les animaux ou leurs tortionnaires ?" En censurant la vérité confirmant la souffrance, ce réseau choisit son camp celui du confort, du fric, regrettablement, pas celui de la conscience !
La vérité ne s'efface pas
Les responsables de Facebook oublient que la vérité, elle, n'a point besoin d'algorithme pour survivre. Chaque image supprimée renaît ailleurs, partagée, commentée, multipliée... à son détriment, et tout cela soumis à sa propre critique. A mesure que la plateforme gomme les cris, les citoyens les entendent plus fort. Car, oui, la corrida est un crime manifeste ! Un crime organisé pour un public à l'esprit morbide ui se cache artificiellement derrière " la tradition" ! Un crime travesti en culture ! Un crime contre le monde animal ! Voilà l'unique réalité. Et lorsque une entreprise mondiale en devient le filtre complaisant, alors ce n'est plus seulement la tauromachie qu'il faut condamner, mais le silence organisé qui la recouvre grâce aux multiples magouilles des copains politiques influents ou des media qui la protège. En somme, le scandale n'est pas seulement dans les arènes, il est aussi dans les bureaux climatisés de ceux qui décident de ce que le monde a le droit de voir. Et cette fois, le sang qui coule ne vient pas des taureaux, mais de la vérité égorgée au nom de la "modération". Finalement, Facebook protège la sensibilité des internautes… à condition qu'ils ferment les yeux sur la souffrance réelle. Qu'on le dise !

