Les extrèmes gagnent du terrain

La montée de l’extrémisme, au Brésil, peut-elle avoir des conséquences sur tous les autres pays, et, notamment, sur la France ? Cet Etat, s’est doté d’un nouveau président en la personne de Jair Bolsonaro, un homme ouvertement misogyne, pro-militaire, raciste et homophobe. 

Avec son arrivée au pouvoir, il existe donc un risque de poursuite de dictature au sein du cinquième plus grand pays de la planète. Notons qu’à chaque élection, les partis « extrêmes » implantent toujours plus leurs idéologies isolationnistes. Le nationalisme replie les peuples sur eux-mêmes, les isole.

Dangereusement, elles se normalisent de plus en plus dans le paysage politique. En Italie, c’est avec Matteo Salvini, en Hongrie un certain Viktor Orban expose sa politique anti-migratoire, aux U.S.A. un Donald Trump se place à la tête de la première puissance mondiale et voilà aujourd’hui, qu’apparaît Bolsonaro au Brésil.

Quelles conséquences tirer de ces situations ? Des solutions existent-elles pour neutraliser la montée des extrêmes ?  De toute évidence, celle-ci repose sur la grande responsabilité des partis classiques.

Ces derniers agitent en permanence la peur de ces partis comme argument de vote. Mais dans un second temps, ils ne satisfont nullement la nature du vote qu’ils encouragent. Le vote salutaire est devenu une action d’amertume.

En finalité, ce dernier, répété, suscite, l’abstention et (ou) l’ouverture vers l’extrémisme. Il existe, pourtant, une série de solutions qui feraient leur effet : la considération du vote blanc. Le respect de cette volonté et une importante réorganisation des élections, présentant de nouveaux candidats, se révélerait efficace.

C’est aussi, l’abstention, conséquence d’une lassitude de la politique d’austérité de la Communauté Européenne, qui augmente les chances de voir monter ces extrêmes. En effet, ce bannissement du vote démontre combien le public se lasse de la politique en règle générale et ne craint plus l’effet de leurs répercutions.

Aujourd’hui, il est devenu impératif qu’une communication non partisane s’établisse dans les débats sur les sujets de fonds. Qu’attend- t-on pour se livrer à une expertise évaluatrice faite de programmes et de chiffres ? Ils nous livreraient, sans nul doute, de bien sombres conclusions.

« Mieux vaut prévenir que guérir » dit le proverbe. Les risques sont réels et l’histoire, le passé, sont toujours là pour nous les raconter. Démontrer ces faits relève de votre mission, messieurs les universitaires, messieurs les économistes ! Exposez les faiblesses de ces programmes, démontrez-les publiquement. Mais, la tâche sera ardue. Car tout repose sur la définition même de l’extrémisme. Qu’est-ce qui est extrême, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Il existe, d’abord, un vide à combler. En attendant, attention à la poussée des extrêmes. Dans un pays comme la France où une certaine notion de liberté flotte sur son pavillon, les conséquences pourraient se révéler cataclysmiques.