Macron : la course à la présidentielle déjà engagée

image : athléte au départ d'une course

Décidément, Emmanuel Macron sprinte dans la dernier virage de son quinquennat. En accélérant les réformes, le chef de l’État ne laisse plus de mystères sur ses intentions de se représenter.

 

Les actions se multiplient

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a laissé planer le doute sur l’existence d’un programme. A tout gérer dans l’urgence, beaucoup de Français se sont longtemps interrogés sur la période où le président allait mettre en application ses axes importants. Chose que la crise sanitaire n’a pas arrangée. Mais depuis, six mois, les actions se sont précipitées, donnant satisfaction à des tranches de populations qui approuvent ses décisions.

 

Attendues par les Français

Il y a, tout d’abord, cette crise sanitaire qui n’en finit plus, et sur laquelle le président et sa gestion seront jugés. Elle implique une détermination ferme. Mais comment ses conclusions seront-elles interprétées ? Et puis, il y a le projet de loi confortant les principes républicains. Ces dispositions étaient attendues par les Français dans le cadre de la menace terroriste. Elle consiste, notamment, à affirmer la neutralité des services publics et combattre la haine.

 

La protection animale au programme

Il y a fort longtemps que nous attendions ces mesures. Il faut que la police des cultes soit renforcée, qu’un puissant contrôle associatif voit le jour. Enfin que l’instruction à domicile et les écoles hors contrat soient mieux surveillées. Mais, il y a aussi, dans ce cortège de décisions frontales, la protection animale. Il s’agit d’un dossier délicat. Un dossier sur lequel tous les gouvernements ont patiné, à l’exception de celui de François Hollande. En effet, en 2015, l’Assemblée nationale avait voté en lecture définitive le projet de loi relatif à la modernisation du droit animalier.

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Ratisser large !

Enfin, l’animal est reconnu comme un « être vivant doué de sensibilité » dans le Code civil (article 515-14). Aujourd’hui, il n’est plus considéré comme un bien meuble (article 528). Alors, maintenant en faisant interdire la présence des animaux dans les cirques et les delphinariums, le président de la République, à son tour, marque des points. Cependant, si cette initiative se porte à son crédit, il faut y surtout y voir une nouvelle manœuvre politique :  un large ratissage !

 

La machine s’emballe

Car, celui qui a, de nouveaux, renoué avec les chasses présidentielles et soutien les groupes de pression qu’elles dissimulent n’est pas vraiment le cœur d’un défenseur de la cause animale. Alors, jusqu’où Emmanuel Macron ira-t-il pour accélérer sa course à une nouvelle élection avec d’autres résolutions populaires ? Il est indéniable que dans les mois à venir, aux côtés de Jean Castex, la machine gouvernementale va s’emballer…

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