Marion Maréchal, vous revoilà ?

Coucou la revoilà !

Elle avait pourtant juré sur ses grands Dieux de ne plus s’impliquer dans l’arène politique. « J’ai quitté la vie électorale, mais je ne me suis jamais interdite de participer au débat public ». Effectivement, la nuance est là. Il est bien reconnu que les vieux démons malfaisants titillent, en permanence, l’esprit humain enflammé qu’ils traversent insidieusement. Marion Maréchal, comme tant d’autres, n’est pas épargnée par leur puissant magnétisme qui la projette désormais, selon ses aveux, dans la « métapolitique ». Entendez, ici, l’action dans le champ idéologique et culturel préalable à une prise du pouvoir effectif.

 

Créatrice de l’I.S.S.E.P.

C’est, donc, avec ce regard novateur que Marion Maréchal à crée, en 2018, l’I.S.S.E.P. (Institut des Sciences Sociales Economiques et Politiques). Cette institution permet, une diffusion collective des valeurs et d’idées qui lui sont chères mais qui ne valent, peut-être pas cher, excluant, pour l’heure, tout moyen politicien ou étiquette politique.

Tout l’art repose sur la présentation de l’action située dans l’orientation d’une recherche d’impact historique dont la production offre un résultat à long terme.

 

Égérie des vieux militaires

Elle est apparue sur L.C.I., dimanche dernier, toujours aussi radieuse pour répondre aux questions d’Adrien Gindre. Sortie de son silence, Marion Maréchal, égérie des vieux militaires, des figures conservatrices, des néo-fascistes et des attardés de tous poils, malgré cette période de retrait qui aurait pu lui paraître enrichissante pour recouvrer le bon sens qui habite les sages, tient toujours le même réquisitoire improductif. Un panégyrique discordant, celui de cette extrême droite nationaliste si précieuse à son grand-père, Jean-Marie Le Pen.

 

Mais faut-il le rappeler ?

Cette belle jeune femme, intelligente, cultivée, est d’abord une victime, un autre souffre-douleur de l’éducation inquiétante de son milieu familial. Nourrie au lait du soupçon de l’étranger, de l’impénétrabilité du sémite et de l’homosexualité, elle poursuit cette philosophie destructrice, lapidant, sur son chemin, les mouvements et l’évolution du « non conforme » à son esprit.

Faut-il la récriminer ? S’apitoyer sur sa condition est plus conforme à notre dignité d’homme. Mais, il nous appartient, pour autant, de ne pas laisser le venin de l’aversion empoisonner nos descendances sous des apparences édulcorées, à peine retenues, de cette « éducation » pathologique.

 

Horizon 2022 ?

Nous sommes autorisés à croire que ce décrochement volontaire de la politique, ne repose, en réalité, que sur la préparation, encore lointaine, de l’élection présidentielle de 2022. Car, depuis sa mise en application, Marion Maréchal ne cesse de diffuser ses idées, partagées entre interviews et conférences.

De son profil actuel, nous y voyons son effacement, lors de la campagne de Jordan Bardella, mais sa présence remarquée, en mai dernier, en Italie, aux côtés de son compagnon Vicenzo Sofo, membre de la Ligue de Matteo Salvini, menant campagne. Marion Maréchal reste le défenseur de l’arrêt des sanctions de l’U.E. contre la Russie et du principe de l’union des droites néo-conservatrices.

 

Rassembler les droites

Son discours est éloquent : « Il faut rassembler les droites, dire qu’il y a plein d’idées en commun, des valeurs communes, aller au-delà des querelles de chapelle, le R.N. se heurte à un plafond de verre : la réserve de voix est chez L.R. »,

Fustigeant  » le positionnement populiste  » longtemps pratiqué par sa tante, Marine Le Pen, et selon elle, « une impasse électorale », Marion Maréchal estime qu’il faut s’intéresser aux classes populaires, « s’adresser à la classe moyenne et haute ».

Entendez à travers l’appel de la responsable de l’ISSEP, le souhait de s’adresser à l’électorat de la bourgeoisie conservatrice censée capter les projets de François-Xavier Bellamy, (L.R.)

 

Siphonner les sympathisants des Républicains

Un rapprochement permettrait aux nationalistes de briser ce fameux « plafond de verre » si convoité par Marion Maréchal et ses soutiens. Hélas, pour eux, reproduit d’élection en élection, il les empêche de s’approcher du pouvoir.

Cette droite radicale tentée de siphonner les sympathisants de l’aile droite des Républicains avait suivi, jusqu’ici, Laurent Wauquiez avec un cheval de Troie. Il porte le nom de… Marion Maréchal.

Mais la jeune femme ne semble pas disposée, du moins, pour le moment, à ré aborder le monde politique, tout ce qu’elle souhaite se limite à proposer le principe d’ « une grande coalition avec le Rassemblement national   » estimant que celui-ci ne suffit pas à « contrer le grand projet progressiste » d’Emmanuel Macron.