Responsables contre l’homophobie

Responsables contre l'homophobie

DIGNITÉ COMPROMISE

Le plus souvent résultante d’un l’univers familial désavantageux, l’homophobie, raisonne encore sur les stades de football français, dans les écoles, dans certains quartiers sensibles, où l’apprentissage des règles civiques et d’éducation font cruellement défaut. A l’instar du racisme et des maltraitances, humaines et animales, elle est l’oeuvre parfaite de dégénérés de tous acabits qui font des homosexuels(les) leurs sombres victimes, à travers des abus physiques, émotionnels, ou sexuels. Toutes ces figures de sévices ne se perdent pas essentiellement dans ces limites. L’on a trop tendance à oublier qu’elles détruisent aussi la dignité en profondeur.

 

L’ABUS ÉMOTIONNEL

Irrespect de la personne humaine, brutalité à l’encontre des gays, ces comportements éhontés s’expriment sous bien des auspices. Ces abus émotionnels témoignent de l’absence d’identification de leurs protagonistes ! Ils ne cohabitent pas, hélas, que dans les chants furieux des stades, ceux qui justifieraient, seulement, selon certains, la ferveur populaire de ces lieux publics. Cette propension de la haine envers les gays est effrayante. Paroles ou gestes belliqueux, parfois jusqu’au contact pénétratif, ponctuent toujours de graves violences psychologiques. Des séquelles, issues de cet ostracisme, relent d’un ordre moral moisi à la senteur, parfois pétainiste, peuvent entraîner un handicap ou une incapacité physique, autant que les fonctions cérébrales. Elles ne s’achèvent, pour quelques-uns(unes), qu’au décès.

 

HOMOSEXUALITÉ : FAIBLESSE ?

L’expression de cet ostracisme perturbateur qu’est le rejet de l’autre, seulement différent dans sa façon d’aimer, nous invite à nous pencher sur le sens de cette question : « Quelles sont, dans l’esprit homophobe, les représentations de l’homme, de la force, de la masculinité ? »Certainement des pistes brouillées, car ce transfert du schéma traditionaliste homme / femme, élément de codage social, permet d’être catalogué. L’homophobe, voit surtout dans l’homosexualité, l’identification de la faiblesse, de la virilité, ( « qui fait la femme ? ») comme si le rôle passif pulvérisait l’attitude mâle de certains guerriers, pompiers, sportifs de haut niveau, pilotes de lignes, gays anonymes et discrets, confrontés quotidiennement à des situations périlleuses. Des postures où s’enfuiraient à toutes jambes,  » ces fortiches du sexe « , ces prétendus représentants de la toute représentation masculine.

 

BRAVO MONSIEUR L’ARBITRE !

 » Représentation masculine !  » Que faut-il appuyer sur ces mots ? Par ce message  l’aliénation de l’homophobe s’extériorise dans la mise au jour de son dérèglement psychologique, son interaction avec les gays. Elle éclaire, aussi, son inaptitude à bien évoluer dans la vie sociale. En cause, notamment, l’absence d’une information cohérente dans les établissements scolaires, à partir de la 3°, sur le sujet. Elle ajoute aux victimes, un traumatisme supplémentaire et rapporte le désintérêt de la société envers leur statut gay masculin et féminin. Toute validation, directe ou indirecte, de l’acte et faiblesse, de répression, est perçue comme un déni de la réalité de maltraitance et d’un manque de protection. Alors, oui, bravo, monsieur l’arbitre pour votre réaction. Votre réflexe téméraire interrompant le match, siffle cette malfaisance verbale tonitruante. Elle montre à toute la France votre lecture intelligente des signaux d’alerte à cette nuisance sociétale qu’est l’homophobie à laquelle il faut mettre fin.

 

FÉLICITATIONS !

Il n’est pas aisé d’interrompre le déroulement d’un match. L’irritation de certains supporters peut réveiller une sauvagerie collective jusqu’à son explosion. Ce sport populaire est devenu le théâtre de nombreux débordements où des populations indélicates, homophobes, côtoient les fanatiques sereins. Il serait bon aussi de rappeler, par ailleurs, à ces minorités agressives qu’un hymne national ne se siffle pas, ne se conspue pas, signes d’une absence d’éducation et d’information qui risque de s’amplifier au fil des ans… Bravos pour monsieur l’arbitre et pour Marlène Schippa qui fait preuve de détermination et prend ses responsabilités de secrétaire d’Etat à l’égalité hommes hommes et la lutte contre contre les discriminations