Retraites - Les Français mécontents

Jugé trop complexe, le système des retraites reçoit une funeste perception. Que sera la nouvelle réforme du gouvernement ? Les Français l’attendaient depuis longtemps, mais il faut bien avouer que le pessimisme s’est emparé d’eux,  déçus de ne pourvoir recevoir des revenus dignes d’assurer correctement leur quotidien. Une enquête, récente, (Fonda Pol) laisse apparaître leurs attentes essentielles. Elle démontre clairement que le modèle de répartition à la française,  instauré après-guerre, ne sied plus à la plus grande majorité.

72 % de nos compatriotes, insatisfaits, prétendent que ce système ne possède plus ses qualités initiales, 90 % des sondés le voit fragilisé, tandis que 85 % pensent qu’il risque de disparaître. La France compte 17 millions de retraités contre 15,6 millions il y a seulement… dix ans !

Ces Français, pèsent au moment des élections. Le poids de leurs votes augmente. Le jugement sur leur situation perçue préoccupante ( notamment à travers la nature même des différents régimes comme les spéciaux considérés, aujourd’hui, non justifiée ) pourrait encore alourdir leurs suffrages.

Mais, des éléments plus graves ressortent, aussi, de ce sondage tels que ce sentiment de favoritisme envers certains groupes, comme les salariés des entreprises publiques, les fonctionnaires, et les cadres du privé.

Une généralité comprenant, notamment, les agents de la RATP et de la SNCF estime que les petits employeurs, les artisans, les commerçants, les salariés du privé et les agriculteurs sont largement défavorisés. Voilà pourquoi de nombreux Français s’inquiètent des aspects inégalitaires du système actuel.

Or, le soutien politique est absent. Avec la disparition de la gauche, seuls, les actifs et les retraités se prononcent pour défendre le système par répartition, mais la confiance n’y est plus. Très pessimistes, ils restent suspendus à l’idée d’un appauvrissement croissant.

80% des femmes estiment que le montant de leur retraite ne leur permettra pas d’assurer correctement leur quotidien. Voilà encore un défi pour Emmanuel Macron qui souhaite mener sa réforme à budget constant.