Aigle ou mouton ?

Moutons blancs

Il existe trois types d’hommes : les « moutons blancs » (les suiveurs), les « moutons noirs » (les suiveurs râleurs) et les « aigles royaux » (les êtres libres). J’aime me ranger dans cette troisième catégorie.

Le premier modèle se reconnaît à sa personnalité défaillante car  son caractère ne se montre pas à la hauteur de ses prétentions. Pour tenter de s’affranchir ou d’accomplir quelques prouesses valorisantes, il se laisse attirer par les influences d’un leader ou d’une idéologie jugée « bien-pensante », décideuse.

Affichant les couleurs de l’été, très présent et actif sur le principal réseau social populaire, souvent triomphateur du bling bling il en respecte vertement codes et usages.

 

Moutons noirs

Son congénère, le « mouton noir », adepte la même position de bête à laine se distingue du premier par ses sempiternels ronchonnements escomptés « porteurs ». Vous le connaissez bien, il vous cerne dans votre quotidien.

Il peste après un système jugé trop défaillant, des hommes politiques tous « pourris », une société trop permissive, l’argent fléau, l’économie trop faible, conforme à ses bougonnements.

Plié aux mouvements de mode sans chercher à changer une once du déroulement de sa vie, le mouton noir, sans prise de risque, se noie, le plus souvent, dans la masse, aussi invisible que le mouton blanc.

 

Toxique

Conscients de leurs faiblesses, certains moutons noirs, individus dangereux, parfois, s’insèrent auprès de micro-communautés improductives à l’esprit réducteur, visant méchamment le premier degré de l’analyse. Investis dans le rôle de lanceurs d’alertes, ces fous furieux, pensent pour les autres, se fourvoient jusque dans des raisonnements inquisiteurs dépassant largement le degré de censure.

Combien de Français paralysés par leurs démonstrations antisociales, à leur tour, deviennent les suiveurs de ces irrités ? Pourtant, notre société a besoin d’exister sans être muselée. Merci pour la démocratie !

Alors, en ce qui me concerne, fidèle à mes engagements, je n’accepterai jamais cette compromission scélérate, cette dictature qui consiste à ne pas employer tel mot ou tel comportement pour être conforme à cette « volonté » d’être dans le ton.

 

Les aigles royaux

A contrario, celui qu’il convient de surnommer « l’aigle royal », autonome, cohérent, singulier, doté d’une forte identité, avec un positionnement précis dans la société, trace sa route dans la même direction depuis des années.

Il se bat pour faire exister un projet qui lui tient à cœur. Transgressant les codes, il incarne son identité, en apprenant à penser, à faire, et à être différent. Talentueux, il ne prend rien pour acquis, ose aller à contre-courant des usages établis pour construire ses propres jugements.

Libre, il a acquis cette liberté, si chère, par le fruit de ses ambitions, de son courage, et de sa détermination exploitant ses valeurs professionnelles pour son propre compte. Il est forcément unique. C’est ce modèle humain qui changera le monde parce que LUI a su changer !