Hugues : toujours au frais ! À 90 ans, l'artiste est toujours vert

C’était au temps où tout n’était pas mieux… mais tout était bien, il y à soixante ans ! A cette époque, le rouleau compresseur de L’Union Européenne n’écrasait pas les peuples comme des savates. Le chômage ne déployait pas ses tentacules jusque dans les milieux les plus populaires. Au centre de ce bonheur routinier, un jeune chanteur imposait son style : Hugues Aufray !

Un poète de 90 ans

Elles exhalaient un parfum de sérénité les années soixante ! La poésie, l’amitié, la fraternité et le respect s’échappaient de la guitare d’un jeune auteur-compositeur-interprète, guitariste français né le 18 août 1929. Hugues Aufray fête, aujourd’hui, ses 60 ans de chant. Nous sommes heureux d’avoir, parmi nous, ce poète toujours aussi prolixe dans le « quelque chose » d’intelligent et de « frais » à rapporter pour dissiper notre grisaille quotidienne.

 

« Je n’ai jamais été aussi heureux »

Avec un nouveau disque et un nouvelle tournée en 2020, celui qui avoue « avoir l’avenir devant lui », « déteste les anniversaires », en particulier le sien. Cependant, il a fait une exception pour ses 90 ans, ayant pour seul regret le constat de l’absence de nombre de ses proches réfugiés à l’étranger ou… partis dans un autre monde. Parmi ces départs, le suicide de son frère, à 27 ans. Il y pense, chaque jour, faisant référence à la carrière que ce dernier aurait réalisée dans le milieu de l’opéra.

 

Pleyel

Le 18 octobre, à la salle Pleyel. Après quatre ans de tournées avec son spectacle « Visiteur d’un soir », où il raconte sa vie, ce sera la fin d’un long périple. Avec ces nouvelles annonces, et de nouvelles chansons dans les tuyaux, l’homme est « le plus heureux des hommes ». Avec ses deux filles, ses cinq petits-enfants, ses deux arrières petites-fille et Muriel avec qui il parage ses jours depuis vingt ans, Hugues commence une nouvelle vie. Musique, lecture, sculpture, peinture expliquent, sans doute sa santé exceptionnelle !

 

Une santé en or

Ce Breton invoque le solide patrimoine génétique du côté de mon père, avec un cousin recordman du 800 m junior, Béarnais du côté de maman. Sa santé, il la surveille tout particulièrement et précise qu’il pas fumé depuis le service militaire. L’alcool ? Cela ne lui convient pas, à l’exception d’un peu de vin, des Côtes-Du-Rhône légers. « Une fois, j’ai accepté la cigarette, ma tête tournait et je n’ai pas aimé. Je n’y ai jamais retouché. Ni l’herbe, ni la cocaïne, encore moins l’héroïne. Quand j’étais gamin, très fragile, 3e garçon et nourrisson, allergique au lait de vache, otite sur otite, je ne pouvais pas aller à l’école. Physiquement, j’ai mangé mon pain noir enfant. Je suis un exemple de résilience, ce qui ne tue pas rend plus fort.»

Lire aussi : Charles Aznavour, roi de la culture française.