Interview exclusive avec Florian Philippot, Président des patriotes

A quelques semaines des européennes, Florian Philippot, président des  » Patriotes  » s’est confié à INFOPREMIERE. Nous vous livrons ses propos dans leur intégralité.

 

Aloïs Lang-Rousseau : Florian Philippot, vous êtes député européen, président des Patriotes et président du groupe Les Patriotes au Conseil régional du Grand-Est. Quels sont les deux principaux combats politiques qui vous ont amenés à vous présenter à ces élections ?
F.P. : De manière assez simple, le premier est la liberté et l’indépendance de la France. Je suis de la génération  » Maastricht « , j’ai grandi avec tous ces débats-là. C’est vraiment le moment de rupture où la France entre sous camisole de force, ensuite il y a l’Euro, puis tout le reste. Et la deuxième motivation, c’est que mon peuple va mal, il y a beaucoup de misère, il y a beaucoup d’inégalités, de désespérance, et ce combat pour le bien-être du peuple français m’est cher.

 

A.L.R. : Vous êtes député européen sortant, quel groupe parlementaire et quelle commission rejoindrez-vous en cas d’élection ? Il n’est pas certain que le groupe E.L.D.D. soit maintenu…
F.P. : C’est compliqué parce que mon groupe a pour pivot le mouvement Cinq étoiles, mais aussi et surtout le UKIP. Et à priori, eux, ne sont plus là, en tout cas je leur souhaite. Donc,
je ne sais pas, en tout cas un groupe souverainiste. Il y a des choses que je n’accepterai pas, je préfère être non-inscrit qu’avec des partis politiques extrémistes. Idéalement, il faudrait faire un groupe avec tous les ‘ exiters ‘,  » frexiters  » ,  » italexiteurs » … Mais il n’y a pas beaucoup de partis prônant la sortie dans d’autres pays, donc il faut être pragmatique ; un groupe le plus acceptable possible, E.F.D.D. étant, à mon avis, le meilleur groupe au Parlement européen.

Pour ce qui est de la commission : c’est du travail parlementaire, c’est bien, mais pour moi le Parlement européen est d’abord un levier politique très puissant. Je ne suis pas là pour changer la virgule d’une directive, mais, ceci dit, on peut quand même essayer de limiter les dégâts.

Pour ce mandat, j’aimerais être dans la commission E.N.V.I. ( Environnement ), je crois qu’il y a beaucoup de choses à faire. Mireille d’Ornano a fait un gros boulot, et j’aimerais qu’on soit plusieurs à le faire, sur les pesticides, les néonicotinoïdes, parce que le combat n’est pas du tout terminé. C’est, peut-être, un des endroits où je pourrai me sentir utile, dans ce Parlement européen globalement hostile.

 

A.L.R. : Selon vous, un eurodéputé français doit-il défendre l’Europe, ou défendre la France ?
F.P. : La France, évidemment. Pour moi ça ne fait pas un doute. D’ailleurs au départ, avant le Parlement européen élu au suffrage universel, c’était l’Assemblée, avec des délégations de parlementaires nationaux, qui savaient pourquoi ils étaient là. Idéalement, il ne devrait pas y avoir de parlement européen. Dans le schéma actuel, les parlementaires doivent défendre l’intérêt de la France. Non pas entrer en guerre avec les autres, mais défendre les intérêts de la France et du peuple français. En tout cas, j’insiste, idéalement il ne devrait pas y avoir de Parlement européen, ça n’a pas de sens. Un parlement est lié à un peuple normalement, et il n’y a pas de peuple européen unique.

 

A.L.R. : Selon vous, le Parlement européen a t-il un pouvoir insuffisant par rapport à la Commission, suffisant ou trop important ?
F.P. : Question piège. Si on répond logiquement, on dira que l’un est élu et l’autre non, donc il faut que le Parlement ait plus de pouvoir que la Commission. Mais là, vous rentrez dans une logique fédérale. Je ne peux que vous répondre qu’il ne faut ni Commission ni Parlement européen. Le reste n’a pas de logique. Si je dis que le Parlement européen doit avoir plus de pouvoir, j’entérine l’idée qu’il y aurait un espace de discussion commun et unique en Europe, avec un peuple européen représenté dans un parlement avec des lois ( parce qu’un parlement vote des lois ). Donc j’entérine une démocratie européenne fictive, une souveraineté européenne et je deviens Macron. Donc, je refuse ça et je dis que les deux doivent disparaître.

 

A.L.R. : Selon vous, quelle est la principale qualité et la principale carence du début de quinquennat d’Emmanuel Macron ?
F.P. : Pour les qualités, je dois remonter au tout début, il avait adopté le style de la parole rare, avait rehaussé des symboles historiques comme Versailles ou le Louvre. Il avait bien géré cela, et il faut reconnaître que ça donnait plutôt une bonne image de la France. Je crois que ça plaisait à beaucoup de Français, qui sont amoureux fous de leur histoire et de leur pays.

Mais ça n’a pas duré. Pour la plus grande carence : il mène la même politique que ses prédécesseurs, sûrement en pire parce que ça ne cesse de s’aggraver. Mais il y ajoute l’arrogance et le mépris de classe. C’est ça qui a déclenché les gilets jaunes. Ça n’a pas eu lieu sous les autres présidents, ça a eu lieu maintenant parce que je pense qu’il y a eu ces petits phrases et cette arrogance insupportable. Chaque vendredi, généralement, il y a une phrase ; pour que le samedi soit bien nourri, il y a Castaner ou Macron qui sortent une petite phrase, généralement le vendredi, donc en ce moment, on attend la suivante.

 

A.L.R. : Quelle est la place de la condition animale dans votre programme ?
F.P. : Elle est importante. On a une référente nationale à la protection animale, Eliane Klein, conseillère régionale d’Alsace. On a déjà rédigé un cahier entier sur le sujet avec pas mal de propositions. Il y a plus ou moins de place dans l’actualité pour pouvoir en parler, mais on en a fait un point dans notre charte des Patriotes, et j’ai eu l’occasion tout récemment d’en reparler au Salon de l’Agriculture, parce que le sujet est très lié. Il n’y a pas que la question agricole, il y a l’expérimentation, les animaux de compagnie… Mais il y a aussi la question agricole, avec les abattoirs et les conditions d’élevage. Je pense que c’est très lié à notre modèle agricole et à notre relation entre l’homme, la nature et le respect de la nature. C’est très important pour nous, et j’aimerais qu’on puisse retrouver une visibilité pour ce sujet dans la campagne des européennes. Ces derniers mois, il a été difficile d’en parler, parce qu’on est énormément sur les sujets sociaux avec les gilets jaunes.

 

A.L.R. : Ce qui est également compliqué, c’est que la campagne n’a pas encore commencé.
F.P. : Non, et on la commence formellement le 31 mars, après le  » grand bla-bla « . On va annoncer quelques noms, quelques-uns de gilets jaunes qui y seront, dans un meeting à Paris. Généralement, pour les européennes, les gens s’y mettent très tard. Les deux trois dernières semaines, c’est pour ça que ça bouge beaucoup à la fin.

 

A.L.R. : J’ai pu lire dans votre charte qu’une fois le Frexit opéré, votre objectif est d’aboutir à une Europe des Nations.
F.P. : C’est une coopération en Europe, mais dans le monde, contrairement à l’U.E. Le terme d’Europe des Nations ne me dérange pas du tout. Je ne l’utilise pas beaucoup parce que ça dépend de ce qu’on met derrière, mais il y a des gens qui sont sincèrement pour une Europe des Nations, parce que ça fait référence à Ariane et à Airbus, même si Airbus a beaucoup changé. Ariane, je l’ai visité il n’y a pas longtemps à Kourou. Là, on est vraiment dans la coopération entre pays européens sur des projets extrêmement concrets, sans aucune interférence supranationale. Et ces coopérations mélangent généralement privé et public, État, entreprises, instituts de recherche, universités… C’est formidable ! Après, autant l’Europe des Nations est un terme assez gaulliste et années 60, autant maintenant, la coopération est forcément mondiale. Donc, on en arrive à  » monde des Nations « … Donc, à la Nation. Pour être très clair, il y a deux projets possibles pour la France. Il y a la France Monde que je défends : la France qui se souvient qu’elle a des territoires dans le monde entier, onze millions de kilomètres carrés, une langue parlée de plus en plus dans le monde, une influence diplomatique entendue, une puissance stratégique militaire indéniable. C’est un projet mondial qui faciliterait les coopérations mondiales et européennes. L’autre projet est très présent dans la tribune de Macron : on rapetisse la France sur l’Europe, on oublie qu’elle a des territoires ailleurs, et on se focalise sur des coopérations plus ou moins intégrées avec les mêmes cinq ou six pays, dans une dynamique non pas de coopération, mais supranationale. Une gestion technocratique par des agences qui décident à notre place. Ce sont deux modèles totalement contradictoires, et on ne peut pas avoir un peu de l’un et de l’autre, il faut choisir. Dans le premier projet, il peut y avoir une Europe des Nations, mais je préfère parler aujourd’hui de coopération mondiale. Quand j’ai commencé avec la politique dans les années 90, on parlait beaucoup d’Europe des Nations. C’était le terme qu’utilisaient Pasqua, Séguin, Chevènement, et c’était plutôt bien vu. Mais, je pense qu’aujourd’hui, vingt ou vingt-cinq ans plus tard, on peut aller un cran plus loin, avec des coopérations au niveau mondial.

 

A.L.R. : La plupart des économistes, avec par exemple Gabriel Galand ou Jacques Sapir, indiquent que le meilleur scénario de sortie de l’Euro serait une sortie simultanée de tous les États. Cela vaudrait-il le coup de négocier avec la Commission pour ce schéma, et d’imposer le Frexit en plan B ?
F.P. : Ça ne sert à rien. La Commission n’a aucune envie de dissoudre l’Euro. Dans certains partis, on explique qu’il suffit de changer les commissaires pour que ça aille mieux… C’est délirant ! C’est une méconnaissance totale de la manière dont ça fonctionne. Il faut un Frexit, il n’y a pas d’autre possibilité. Je suis d’accord que la meilleure solution pour que ça se passe le mieux possible, ce serait une dissolution de la Zone euro. Donc, un départ en même temps et une reconstitution de nouvelle monnaie nationale en même temps. Mais, c’est quand même peu probable. Il faudrait la même résonance dans les dix-neuf pays, donc c’est incroyablement improbable. Ou alors, au moins quelques pays, si la France, l’Italie et la zone Sud pouvaient partir en même temps, ça serait mieux. Mais une chose ne change pas, c’est que l’Euro est comme un restaurant, c’est le dernier qui part qui paie l’addition, donc il ne faut pas avoir un train de retard là-dessus. Il y a le schéma idéal et le schéma pragmatique. Et, à côté, une économie française qui crève à cause de l’Euro en ce moment, l’industrie qui crève, le chômage qui est endémique, la pauvreté, l’austérité à cause de l’Euro, et le fait que nous ne maîtrisons pas la monnaie, question d’économie mais aussi de démocratie.

 

A.L.R. : Les Patriotes ont-ils une position sur certains accords comme les A.E.L.E., l’Espace économique européen et le Processus de Bologne ?
F.P. : Il faut faire une coopération lorsque c’est nécessaire. Ce que je n’aime pas, c’est quand on résonne  » coopération  » dans des domaines où l’on peut se débrouiller tout seul. Ça, ça m’agace. Je pense au domaine militaire, où on pense qu’il faut que la prochaine génération d’avions de combat soit franco-allemande. Il n’y a pas d’U.E. là-dedans, mais c’est tout de même gênant, et la France sait le faire, elle a de très grandes entreprises d’armement qui savent le faire. Et, pour une fois, merci la Commission européenne, qui a refusé la fusion Alstom-Siemens. Mais pourquoi, pour construire des trains, on devrait coopérer ? On sait le faire, et c’est mieux : ça nous assure plus d’indépendance, de revenus, de prestige, de possibilités d’emplois et de maintien de la recherche et développement sur notre sol. Donc, pour la coopération, oui, quand c’est nécessaire, mais, à condition que ce ne soit pas supranational. Et si on peut garder le leadership, j’y suis encore plus favorable. Par exemple, Ariane espace est détenue à 2/3 par le SA et à 1/3 par le CNES. Sachant qu’on a le CNES et 1/3 du SA, on a plus de la moitié. J’aime bien quand il y a un leadership français. Après, les Accords Européens de Libre-Échange, ce sont des accords commerciaux épouvantables. Je n’ai pas le dogme du droit de douane, c’est bien aussi qu’il y ait de la concurrence. Mais on vient de rentrer dans une nouvelle génération d’accords beaucoup plus agressifs, étendus à l’alimentaire, au service public, à la culture, l’éducation, la santé, les euro-régions, les sécurités sociales nationales. Aujourd’hui, le plus attaqué, c’est l’alimentaire. Le problème, c’est que ces accords sont une compétence exclusive sur l’Union Européenne. On serait parfaitement capables de gérer nous-mêmes nos accords commerciaux, comme le Royaume-Uni, le Canada, la Suisse, la Corée du Sud… Erasmus, je n’ai rien à dire là-dessus, on peut le maintenir sans l’Union Européenne. Il y a des pays hors Union Européenne qui sont dans Erasmus… C’est une bonne chose. De toute façon, quand on fera le Frexit ( on le fera, c’est une question de temps ), on regardera de manière pragmatique. On aura résolu les problèmes de principes, il n’y aura plus de droit européen supérieur au droit national. Pour les processus qui existent déjà, on regardera au cas par cas. Il faut être très pragmatique là-dessus.

 

A.L.R. : Vous êtes conscient qu’un député européen ne peut pas faire sortir son pays de l’Union Européenne et défendez l’utilité de communiquer sur le Frexit, comme l’avait fait Farage avec le Brexit. Ne craignez-vous pas que des opposants vous reprochent de faire plus de bruit que de travail au Parlement européen ?
F.P. : Le bruit, c’est déjà du travail. Un discours qui fait du bruit, c’est un discours construit où il y a du fond, je crois beaucoup à cela. S’il n’y a pas de fond, ça ne marche pas. Par ailleurs, ça n’empêche pas tout travail à côté, on le voit avec Mireille d’Ornano. Elle a réussi à faire interdire trois néonicotinoïdes en Europe, elle a fait voter tout récemment un amendement à 564 voix qui interdit l’épandage des pesticides à côté des écoles. C’est du travail de fond, des commissions, il faut aller voir des députés pour faire signer des amendements, des interventions qu’on prépare… Ça, on le fait. Mais à côté de ça, on a des convictions très fortes. Nous ne sommes pas des européistes qui sont là pour changer la virgule d’un texte pour recopier ce qu’un lobby lui a glissé dans son casier, pour faire passer le meilleur amendement possible. C’est pas notre boulot. Nous, on a promis à nos électeurs de faire sortir la France de l’Union européenne. On ne le fera pas comme député européen, c’est vrai. Mais toute décision est bonne à prendre. Nigel Farage en est un bon exemple, il a fait progresser le débat et les consciences britanniques par ses interventions au Parlement européen. Par la stature qu’il a acquis grâce à ses positions. Chacun le fait à sa manière, mais il faut être pragmatique, il ne faut pas opposer bruit et travail.

 

A.L.R. : Le camp de la sortie de l’Union européenne part divisé, puisqu’il y a également la liste de François Asselineau et de Civitas. Avez-vous tenté  d’établir avec lui une liste commune ?
F.P. : Je ne parlerai que de l’U.P.R., je mets de côté Civitas avec qui je ne me sens pas de point commun. Avec l’U.P.R., oui, ou plutôt, ça aurait été l’aboutissement d’une réflexion qu’on aurait dû mener ensemble. Je suis parti de l’idée d’une rencontre et d’une discussion, déjà. Ça me paraît être la moindre des choses, et j’ai donc tenté par mille canaux : publics, pour forcer les gens à répondre, puis avant, pendant et après par des canaux plus discrets, des cadres de l’U.P.R.  qui ont fait remonter l’information à François Asselineau. Il n’a jamais daigné accepter la moindre rencontre, ni la moindre discussion, ni le moindre coup de téléphone, ni rien. voilà, je ne peux pas dire autre chose, donc je le regrette profondément. Ceci dit, il nous reste trois mois, rien n’est perdu. Je crois qu’il n’est pas du tout dans cet esprit aujourd’hui, et je pense que c’est une faute contre notre pays. Mais ça peut encore changer, les listes ne sont déposées que fin avril. Et même si on ne fait pas liste commune, on peut au moins définir une stratégie commune, ce qui nous rendra peut-être plus efficaces même si on n’est pas ensemble, tout est encore possible. Par ailleurs, il aurait pu au moins refuser discrètement et poliment, mais ça s’accompagne de propos violents, insultants ( escroc ), et aberrants. Qui a inventé le Frexit ? Le Frexit a été inventé le jour où l’Union européenne a été inventée. Puis j’avais fait un blog :   » Sortir de l’Euro  » en 2005, pendant qu’il travaillait encore avec Tibéri… Je démontre ça par l’absurde, mais ce ne sont pas des arguments que j’utilise. C’est ridicule. J’ai toujours été souverainiste. A dix ans, j’ai été extrêmement triste que Maastricht passe. Donc, je ne vais pas rentrer dans ce débat là, ce qui compte c’est demain. En fin de compte, sur des prétextes un peu ridicules, grotesques et bidons, on va peut-être manquer une opportunité historique. C’est dommage, mais ça ne viendra pas de nous en tous cas.

 

A.L.R :  Quelle est, selon vous, la principale qualité et le principal point faible de votre liste ?
F.P. : Le point faible, c’est le problème de notoriété du mouvement, qui a un an et demi et n’a jamais connu d’élection national. La campagne est le moment où les gens sont les plus attentifs à la politique, et où vous vous faites le plus connaître. Moi, je n’ai pas tant un problème de notoriété parce qu’on me connaît d’avant, mais il y a encore ce problème pour le mouvement. Je pense qu’en quelques semaines de campagnes, débats, visibilité, ça peut se combler. Et notre plus grande force, c’est l’immense sincérité de nos convictions. C’est un carburant pour tout le monde parce que ce n’est pas évident de mener bataille, pour plein de raisons, dans le combat politique en France. Il y a plein d’embûches, pas de soutiens ni financiers, ni étatiques, ni bancaires, ni médiatiques. Il y a une ambiance, en France, assez pesante, avec des interdits sur la parole et même sur la pensée, avec des diabolisations dès que vous allez sur le sujet européen. C’est très difficile de l’aborder de manière non hystérique. Donc, il faut chaque jour beaucoup de courage pour mener ce combat, surtout quand on est une toute jeune formation et qu’on n’a pas encore les reins solides. Mais on le fait, parce qu’on est nourris de nos convictions, et de la force de nos militants derrières.

 

A.L.R. : Pour conclure, pourquoi faut-il voter Les Patriotes le 26 mai prochain ?
F.P. : D’abord, il faut aller voter. Pourquoi les Patriotes ? Lisez notre charte, il y a la réponse à toutes vos préoccupations sur la question régalienne, la politique étrangère, le rétablissement de la démocratie… Mais, je dis d’abord aux gens d’aller voter. Ils voteront Patriotes s’ils nous trouvent bien, et je suis sûr qu’en nous écoutant ils nous trouveront bien.

 

Interview de Aloïs Lang-Rousseau