Le massacre des phoques au Canada ça continue !
Par : Joël Pierre Chevreux
Le massacre des phoques au Canada ça continue ! Chaque année, des dizaines de milliers de phoques sont tués au Canada dans le cadre d'une chasse traditionnelle et commerciale, véritable martyre pour ces mammifères marins. Si cette pratique perdure depuis des siècles, elle suscite un débat intense entre défenseurs des droits des animaux, communautés autochtones et autorités. Quel est l'état réel de cette chasse en 2025 ? Analyse approfondie et témoignage.
Un héritage ancien toujours actif
La chasse aux phoques au Canada remonte à plusieurs siècles. Principalement concentrée sur le phoque du Groenland (appelé aussi phoque commun) et le phoque gris, elle se pratique dans l'Atlantique Nord, autour du Labrador, Terre-Neuve et les côtes de la Nouvelle-Écosse. En 2024, environ 26 800 phoques du Groenland ont été tués, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes, mais encore massif. La chasse sert à récolter la fourrure, la viande et l'huile de phoque, avec une valeur marchande totale estimée à environ 750 000 dollars canadiens en 2024. Malgré la baisse de la demande mondiale, notamment depuis les années 2000, le gouvernement canadien soutient que cette chasse est durable et réglementée strictement en fonction des populations.
Une population de phoques globalement stable
Selon Pêches et Océans Canada, la population du phoque du Groenland est actuellement estimée à environ 7,6 millions d'individus, et celle du phoque gris à environ 366 000 dans l'Atlantique Nord-Ouest. Ces chiffres montrent un rétablissement par rapport aux niveaux très bas enregistrés dans les années 1960-1970, où des programmes de chasse intensive quasi exterminaient certaines populations.publications. Cependant, la chasse est scientifiquement encadrée pour ne pas compromettre cet équilibre, en fixant des quotas annuels selon des modèles écologiques. Des voix critiques estiment que ces quotas sont trop élevés, et qu'ils portent atteinte au bien-être animal et à la biodiversité marine.
Une chasse controversée
Le massacre des bébés phoques, reconnaissables à leur fourrure blanche caractéristique, est particulièrement critiqué par les associations de protection animale. Les images d'animaux tués à la crosse ou à la hache, souvent filmées par des militants, dénoncent la violence et cruauté extrêmes de ces pratiques. Le gouvernement justifie ces méthodes pour minimiser la souffrance, mais les détracteurs affirment que ces techniques induisent des douleurs prolongées et un stress considérable. Par ailleurs, la chasse commerciale est souvent perçue comme un vestige mal compris, tandis que les peuples autochtones continuent à pratiquer la chasse de subsistance, valorisée culturellement.
Témoignage : une voix du terrain
Marie-Jeanne Bernard, pêcheuse autochtone au Québec, explique : « La chasse aux phoques fait partie de notre vie depuis toujours. C'est un moyen de survie, une tradition que nous respectons profondément. Mais je comprends aussi la colère des associations. Il faut trouver un équilibre entre notre culture et la protection des animaux. Nous ne voulons pas que cette activité disparaisse, mais elle doit se faire dans le respect, et avec une meilleure communication envers le monde extérieur. »
Impacts environnementaux et sociaux
Si la population de phoques est stable, leur prédation sur certaines espèces de poissons, comme la morue, suscite des tensions avec les pêcheurs. Certains scientifiques estiment que la réduction des phoques contribuerait à la récupération des stocks halieutiques. Toutefois, cette approche reste controversée au regard de l'écosystème global et des interactions complexes entre espèces marines. Durant l'été 2025, plusieurs débats parlementaires ont eu lieu sur l'avenir de la chasse au phoque, avec des appels à une sortie progressive de cette pratique ou à l'amélioration des méthodes pour limiter les souffrances animales. En somme, le massacre des phoques au Canada en 2025 reste un sujet à haute tension, mêlant héritage culturel, enjeux économiques et éthique. Si la chasse est plus encadrée et que la population animale est stable, les critiques et appels à la fin de cette pratique persistent, symbolisant une contradiction majeure entre tradition humaine et protection animale à l'aube du XXIe siècle.
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