« Fuck la corrida » : Jeremstar dénonce la tauromachie aux arènes de Nîmes
Par : Jean-Michel Martinez
« Fuck la corrida » : Jeremstar, dénonce l'horreur de la tauromachie, aux arènes de Nîmes. Le 19 septembre dernier, à l'ouverture de la feria des Vendanges, l'influenceur a bouleversé la manifestation en faisant une intervention choc, brandissant une pancarte anti-corrida. Une action revendiquée et soutenue par l'association Peta France, qui a conduit à sa garde à vue et ouvert un nouveau débat sur la pratique ancestrale.
Action coup de poing au cœur des arènes
Ce vendredi soir, alors que les gradins étaient remplis de spectateurs venus assister à la corrida, Jeremstar, connu pour son engagement en faveur des droits des animaux, a quitté sa place pour entrer sur la piste des arènes. Il a déroulé un tissu où était inscrit en lettres capitales : « Fuck la corrida ». Cette incursion soudaine a provoqué un grand émoi parmi les présents et a rapidement entraîné l'intervention de la sécurité, qui a plaqué l'influenceur au sol avant de l'évacuer manu militari. Deux autres militants, vêtus de tee-shirts barrés du mot « corrida », accompagnaient l'artiste sur l'espace circulaire autour de la piste.
Une garde à vue contestée
Une source policière a confirmé à BFMTV que Jeremstar et ses deux compagnons placés en garde à vue, l'action, minutieusement préparée depuis plusieurs mois, s'inscrivait dans un plan coordonné avec l'association Peta France, défenseur ardent des animaux. La porte-parole d'organisme a dénoncé « un manquement grave à la justice » en déclarant regretter que ceux qui s'opposent à la violence soient punis tandis que la corrida continue d'être célébrée. Un comble ! Leur demande d'accès à un avocat pendant la garde à vue a été relayée par plusieurs organismes pro-droits des activistes.
Un message fort porté par la star des réseaux sociaux
Sur Instagram, Jeremstar s'est justifié avec force : « Je déteste la corrida. Ce n'est pas de l'art, mais de la torture animale. Cette tradition ignoble doit être abolie. » Sa vidéo de l'action a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant débats, soutiens mais aussi vives critiques. Face à cete maudite pratique encore ancrée dans le Sud de la France, son intervention choc a ravivé la division au sein des opinions publiques. En effet, selon un récent sondage, 75% des Français souhaitent l'interdiction pure et simple de la corrida, mais celle-ci reste protégée par des législations spécifiques qui doivent aujourd'hui être abolies.
Controverse au cœur d'un débat sociétal
La corrida, phénomène culturel très contesté, cristallise les tensions. Depuis plusieurs années, des campagnes pour son abolition se multiplient, dénonçant la cruauté envers les animaux face à des défenseurs qui la considèrent comme un art et une tradition incontournable.
Mais les traditions sont-elles vraiment immuables ? Si ces dernières étaient indestructibles, nous en serions encore à l'âge de pierre ! L'action de Jeremstar intervient donc au moment où la feria des Vendanges est un événement majeur qui attire des milliers de fous furieux, des déchaînés de la souffrance animale soulignant la puissance symbolique et économique de cet héritage culturel en pleine mutation.
Des suites judiciaires et politiques
Les prochaines heures seront déterminantes pour Jeremstar et ses compagnons, avec un suivi judiciaire rendu public. Espérons que cette action relance la pression sur le gouvernement pour réexaminer la législation protégeant la corrida. En parallèle, plusieurs élus locaux et nationaux ont déjà exprimé leur opposition à cette méthode d'action, soulignant le respect des traditions et appelant au dialogue plutôt qu'à la confrontation.
Enjeux et perspectives
Cette action illustre la montée en puissance des mouvements anti-corrida qui entendent utiliser la visibilité des réseaux sociaux pour peser sur l'opinion publique. La campagne pour l'abolition semble désormais en pleine accélération, poussée par des personnalités médiatiques. La corrida sujet brûlant, complexe à désamorcer sans heurter une partie importante des populations locales. La France doit, maintenant, concilier avec modernité sans invoquer faussement la tradition, dans un débat animé qui continuera à agiter la sphère politique et culturelle. Au-delà de la simple provocation, l'action de Jeremstar pose un miroir sur une société divisée, tiraillée entre héritage et droits des animaux. Ce 19 septembre 2025 restera comme un temps fort dans la bataille autour de la corrida, mais aussi un signal fort envoyé à une opinion publique prête au changement. Espérons que cette verrue se desséchera dans notre société et ne sera dans quelques mois qu'un mauvais souvenir pour les taureaux.

