2005, la trahison des Français
Par : Joël-Pierre Chevreux

Après le « non » à l'Europe lors du référendum de 2005, la France a subi de plein fouet la trahison de son rejet du projet de Constitution européenne. En effet, le 13 décembre 2007, les 27 chefs d'État européens ont signé le traité de Lisbonne, allant ainsi à l'encontre de la volonté clairement exprimée par les Français.
Submersion migratoire, insécurité croissante
Lucides, ces derniers avaient compris que ce traité les menait droit vers le fédéralisme, signant la fin de la souveraineté nationale et, par conséquent, la mort de notre démocratie. Les rares personnes opiniâtres qui avaient pris la peine de lire le texte – j'en faisais partie – avaient saisi toute l'ampleur de ses dangers et de ses fausses promesses. D'autres, plus intuitifs, pressentaient déjà les conséquences : submersion migratoire, insécurité croissante due à la suppression des frontières nationales, délocalisations massives, et impacts d'une monnaie unique trop forte. Mais ce qu'il faut surtout retenir de ce référendum, c'est son caractère profondément antidémocratique, révélateur du fonctionnement du système bruxellois.
Constitution rejetée
La voix des Français et des Néerlandais ayant été ignorée, nos dirigeants, désavoués, ont décidé de passer en force et de bafouer la volonté populaire. Ce passage en force a abouti à la signature du traité de Lisbonne, qui n'était qu'une copie conforme de la Constitution rejetée. Or, sa ratification par la France, par la voie parlementaire lors du Congrès de Versailles, a révolté des millions de citoyens. Depuis lors, on s'étonne de la désaffection croissante envers les urnes, tout en continuant de vanter le principe du référendum. Il est vrai que la mémoire collective des Français peut parfois être courte…
Changer de paradigme politique
Ce « coup d'État », en totale contradiction avec l'esprit gaulliste, nous a menés à la situation actuelle : disparition de nos frontières et remise en cause de la primauté du droit français sur le droit européen. Si nous avions refusé toutes ces aberrations dictées par la Commission de Bruxelles, ainsi que le versement de milliards d'euros à une bureaucratie qui subventionne nos concurrents avec notre argent, aujourd'hui la situation serait toute autre. Le résultat de cette dérive affiche une perte de confiance et le profond désespoir parmi les Français. Heureusement, 2027 approche à grands pas. Nous, Français attachés à notre pays et à nos institutions, devons changer de paradigme politique et élire des femmes et des hommes libres, capables de résister aux diktats d'une commission technocratique qui œuvre à la liquidation des nations.
