Retour du « moine-soldat » la mauvaise farce à Matignon

11/10/2025

Par : Joël Pierre Chevreux

Quatre jours à peine après avoir déposé son tablier, Sébastien Lecornu revient donc à Matignon. Qui a dit que le théâtre politique manquait de rebondissements ? Nouvelle crise, nouveau « sauveur », même casting ! Face à une Assemblée survoltée, Emmanuel Macron a choisi la carte « yoyo » plutôt que la rupture. Pas de panique, mes chers lecteurs, le Président nous sert à nouveau le refrain de la stabilité, avec ce clin d'œil appuyé à ceux qui voient Matignon comme une station de métro. L'on attend le prochain Lecornu dans cinq minutes, attention à la fermeture automatique des portes.

Majorité fantôme, censure permanente

Du côté des bancs parlementaires, c'est l'extase. Tu parles ! À gauche comme à droite, la reconduction du Premier ministre démissionnaire est accueillie par des salves d'ironie : « bras d'honneur aux Français », « mauvais sketch », « honte démocratique ». L'on n'ose à peine imaginer la tête des électeurs découvrant que la comédie de boulevard continue, avec pour tout changement une promesse de « dialogue accru » surtout avec ceux qui sont déjà dehors à bloquer les issues ! À ce rythme, la majorité tient du mirage, et la motion de censure ressemble chaque jour davantage à un rituel quasi administratif.

« Carte blanche »… ou jeu de dupes ?

Sébastien Lecornu hérite d'une « carte blanche » présidentielle. Traduisez : libre à lui de tenter de faire passer un budget, sous réserve que toute la horde veuille bien jouer le jeu. Les Républicains se rassurent avec quelques éléments de langage sur l'intérêt supérieur de la France, tandis que la gauche et le R.N. affûtent déjà leurs stylets parlementaires. L'on parle d'ouverture, mais la vitrine gouvernementale donne plutôt sur un terrain vague… où errent ambitions présidentielles, réformes bloquées et défiance totale. « On doit être dans un épisode inédit de "Palace", non ? Je n'ai jamais vu un tel va-et-vient, on démissionne, on revient, on attend la musique de la motion de censure et les spectateurs s'installent pour le prochain acte ! On voulait un gouvernement, on a une troupe de comédiens, mais sans la drôlerie. » nous révèle un député d'opposition, anonyme pour cause de fou-rire incontrôlable.​

La crise, mieux qu'une série Netflix

Finalement, cette reconduction n'est ni plus ni moins qu'un épisode supplémentaire dans la folle série politique qui agite la France depuis tant de mois. Une mécanique bien huilée avec un Premier ministre qui sort, puis revient, sous les hourras ou les huées, tandis que le pays découvre qu'« ouvrir le dialogue » se conjugue surtout au conditionnel. À quand le prochain rebondissement ? Restez branchés, mes Amis, l'instabilité n'a pas fini de tenir le pays en haleine… et de fournir de la matière aux chroniqueurs sarcastiques.​ En attendant, çà sent mauvais la censure tout çà !

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