L'appel poignant de Nos Chats Sans Toit

Rédigé par : Joel-Pierre Chevreux
Le combat quotidien de Nos Chats Sans Toit. Les petites associations de protection animale jouent un rôle important dans la lutte contre l'abandon, la maltraitance en France. Portées par des bénévoles passionnés, elles œuvrent dans l'ombre, recueillant, soignant et proposant à l'adoption des milliers d'animaux chaque année. Pourtant, derrière cette mission essentielle, se cachent de nombreuses difficultés qui menacent leur survie. Manque de moyens, surcharge de travail, saturation, dettes vétérinaires, lourdeurs administratives, le quotidien de ces structures est semé d'embûches. L'association Nos Chats Sans Toit à Corbeil-Essonne rencontre aussi de nombreuses difficultés. Animaux Première s'est penché sur ce dossier douloureux…
Financement précaire insuffisant
La majorité des petites associations fonctionnent grâce à la générosité des donateurs et de quelques subventions publiques. Or, ces aides sont souvent dérisoires au regard des besoins. En revanche, les dépenses explosent : nourriture, soins vétérinaires, stérilisations, entretien des locaux, charges sociales… La collecte de dons devient de plus en plus difficile, alors même que les demandes d'aide augmentent. « Nos dettes chez les vétérinaires avoisinent les 6000 euros. On ne peut plus prendre d'animaux tant que nous n'avons pas épongé nos frais vétérinaires, sinon, on ne s'en sort plus. » s'inquiète madame Gaudefroy, présidente de Nos chats sans toit à Corbeil-Essonne. En effet, l'endettement vétérinaire reste un cercle vicieux. Face à l'urgence, cette petite structure n'hésite pas à soigner les animaux, s'endettant auprès de son vétérinaire partenaire. Mais cette situation devient intenable, freinant sa capacité à accueillir de nouveaux pensionnaires et à poursuivre sa mission.
Surcharge de travail et manque de bénévoles
En règle générale, la gestion d'une association de protection animale ne se limite pas à nourrir et soigner les animaux. Il faut organiser les sauvetages et les collectes, gérer les adoptions, communiquer, remplir les dossiers administratifs, répondre aux urgences… La plupart du temps, ces tâches reposent sur une poignée de bénévoles, parfois une seule personne. Patricia Bonutto, de l'association Féline des Corbières, rapporte : « Au début, les bénévoles sont tout feu tout flamme, mais petit à petit, ça s'amenuise. Je me suis retrouvée seule pour gérer quatre communes… c'était trop lourd. »
Recrutement difficile
Le recrutement de nouveaux bénévoles défi constant, l'investissement demandé est important, la charge émotionnelle lourde, et la reconnaissance souvent absente. Beaucoup de protecteurs finissent par s'épuiser ou se décourager. Par ailleurs, la saturation des refuges, fléau aggravé par les abandons, montre chaque année, que la France enregistre un triste record d'abandons, ( hausse de 15 % en 2023). Les petites associations, en première ligne, rapidement saturées, les listes d'attente pour confier un animal s'allongent, et les familles d'accueil sont débordées. Une bénévole anonyme d'un refuge indépendant nous dit : « Nous recevons chaque semaine des dizaines de demandes de prise en charge, mais nous n'avons plus de place. Refuser, c'est parfois condamner l'animal à l'errance ou à l'euthanasie. »
Risque d'euthanasie
Si les petites associations venaient à disparaître, les refuges restants ne pourraient plus absorber tous les animaux. Certaines évolutions réglementaires menacent donc leur existence. Ainsi, des propositions de loi pourraient limiter le recours aux familles d'accueil, principal mode d'action de nombreuses structures sans refuge physique alors que d'autres secteurs (élevage, zoos) bénéficient de subventions conséquentes, alors que ces micro structures reçoivent peu ou pas d'aide publique. Pourtant, leur rôle d'intérêt général est indéniable.
Conséquences pour la cause animale
Comme toutes les petites associations qui réalisent la majorité des sauvetages et des prises en charge d'animaux abandonnés ou maltraités, Nos Chats Sans Toit rencontre le phénomène de la multiplication des abandons sauvages, une hausse des euthanasies. Sa présidente, madame Gaudefroy nous dit : « A l'instar de notre petite association, si ces 3212 associations et refuges français sombrent faute de financement, de nombreux sauvetages d'animaux ne pourront plus être effectués, des quantités de vies animales seront menacées, la saturation des autres refuges et fourrières fera craindre de très nombreuses euthanasies. »
Pourtant, il existe des solutions.
Animaux Première les éclaire. Premièrement, il faut renforcer le soutien financier et augmenter les subventions publiques. A quand un gouvernement prenant en considération ce dossier ? Encourager les dons privés et le mécénat ne suffit plus. Il appartient à nos dirigeants de se pencher sur ce phénomène. En 2027, il faudra la mobilisation de tous les protecteurs des animaux pour peser sur les propositions des candidats. Animaux Première se propose d'en être le relais. Par ailleurs, dès aujourd'hui, il conviendrait de mettre en place des fonds d'urgence pour les frais vétérinaires et de valoriser le bénévolat. Reconnaître l'engagement des bénévoles constitue aussi une action à imposer aux candidats aux prochaines présidentielles. Il faut absolument sensibiliser le public pour lutter contre l'abandon et la maltraitance par l'éducation « Nous n'avons pas choisi la facilité, sans détourner le regard. Chaque animal sauvé est une victoire sur l'indifférence. Nous devons plus de 6000 euros à notre vétérinaire qui ne refuse pas de continuer à recevoir nos chats malades. Elle a reçu Ninja qui a un lymphoïde de la rate. qui doit être retirée. L'opération coûte 550 E. Elle vient aussi d'opérer Roukie des dents. Pour Leia nous nous en sortons avec une facture de 1700e. Cette chatte prise en charge il y a plusieurs années percutée par une voiture avec de multiples fractures » conclut madame Gaudefroy.
J.P.C
Appel aux dons
Vous pouvez les aider :
- Par chèque : Association Nos chats sans toit 35 rue Pasteur 91110 Corbeil-Essonne
- Par Paypal : virement entre amis pour éviter les frais : noschatssanstoit@gmail.com
- Par virement : FR76 1820 6001 0365 0552 1332 659
- Par hellasso : https://www.helloasso.com/associations/nos-chats-sans-toit/formulaires/4
Vous pouvez aussi faire un paiement directement au vétérinaire Clinique Jean Jaurès
--> Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% du montant du don sur demande à comptabilite.noschatssanstoit@gmail.com
