Economies selon Bayrou, la France devra apprendre à compter… sur ses doigts !

Rédigé par : Joël-Pierre Chevreux
Un budget en mode illusionniste
François Bayrou, plus prestidigitateur que Premier ministre ? Hier, l'hôte de Matignon dévoile avec la gravité d'un bonimenteur de foire le "plan" pour économiser 40 milliards d'euros. Le but officiel étant rassurer l'étrangleur Bruxelles et de ramener le déficit public à 4,6 % du P.I.B.. en 2026, tout en augmentant le budget de la défense ( nécessaire ) car après tout, l'addition, c'est toujours aux autres de la régler. Pour y parvenir, notre Premier ministre promet "de ne laisser aucune poussière de dépenses sous le tapis". À croire que l'État va enfin s'offrir un aspirateur.
L'économie miracle, version année blanche
Dans la boîte à malices gouvernementale, la "grande idée" s'appelle "année blanche . L'on gèle purement et simplement les dépenses, surtout celles qui profitent aux Français ( prestations sociales, retraites…) au détail près que l'inflation, elle, n'a pas signé de trêve. Les syndicats et l'opposition, pour une fois, unanimes, hurlent au hold-up. Le Rassemblement national qualifie la mesure de "piquer de l'argent aux gens", La France insoumise y voit une "année rouge pour les Français. S'il fallait un concours de formules choc, le budget 2026 décrocherait la palme.
Retraités, jours fériés, tout doit disparaître !
François Bayrou jure que personne ne sera "exempté de l'effort". Même les retraités les plus aisés pourraient voir leurs pensions gelées ou désindexées de l'inflation. Une bonne nouvelle, sauf pour ceux qui comptaient sur leur prime de Noël pour payer la viande de la veille. Quant à la suppression de jours fériés, le Premier ministre ne recule devant rien ! Après le lundi de Pentecôte, voilà que le 8 mai entre sur la sellette, histoire d'arrondir les fins de mois de l'État. La solidarité, c'est quand les autres travaillent deux fois plus.
Les riches à la caisse mais pas trop fort
Dans les autres tours de passe-passe, une énième contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus pourrait faire son retour, mais en mode "remodelé". L'on change le nom, l'on recommence la recette, et l'on continue à éviter soigneusement toute mesure susceptible de vraiment contrarier la clientèle électorale ou de fâcher les lobbys et Bruxelles au passage.
Coups de rabot et variations sur l'État obèse
Bien entendu, l'État doit aussi "se serrer la ceinture". Traduisez : "coups de rabot sur les niches fiscales, aides publiques aux entreprises et opérateurs de l'État". Mais comme "se serrer la ceinture" n'a jamais minci un mammouth, chacun reste sceptique sur l'efficacité promise. D'autant plus que, rappelons-le, ce sont souvent ceux en bout de chaîne qui trinquent pendant que les fromages de la République restent bien au frais.
Le miracle des économies médicalisées
Une autre trouvaille, celle de la chasse aux arrêts maladie et des transports médicalisés, histoire de rappeler que l'effort commence dès la salle d'attente. Alors, la prochaine étape ? Un ticket modérateur pour la pilule du lendemain et un quotient familial pour les compresses ? Personne ne sait, mais tout est possible.
Record de braquage parlementaire en vue, suspence
Dans ce contexte, Bayrou avance sur un fil avec une majorité fragile, une oppositions en embuscade, une menace du 49.3 et un parfum de motion de censure qui flotte déjà sur l'Assemblée. À croire que le spectacle budgétaire, en France, c'est avant tout une histoire de magie… noire. Fini « Qui veut gagner des millions ? », nous sommes dans un pays qui joue gros… sur le dos des petits. Finalement, ce budget version Bayrou, c'est moins un plan de rigueur qu'une collection de recettes miracles où le plus bel exploit est de faire passer la pilule en appelant à "la responsabilité de tous". Bientôt, il ne restera plus qu'une chose à geler : les opinions favorables au gouvernement et à... Bruxelles !
