David Lisnard, le nouveau regard pour la République
Par : Joël Pierre Chevreux
Figure de la droite républicaine, le maire de Cannes et fondateur du mouvement Nouvelle Energie bouscule chaque jour la scène nationale. Une occasion pour Top Exclusif ! de faire le point sur cet élu porté par une vision exigeante de l'action publique au sens aigu des responsabilités citoyennes.
Le souffle d'un réveil républicain
Dans un paysage politique épuisé, David Lisnard incarne, aujourd'hui, la montée d'un ton nouveau. Car le Maire de Cannes, impose un style pragmatique, enraciné et moderne loin des postures classiques. Loin du populisme criard comme du technocratisme déconnecté, il défend une République réenchantée par la liberté, la responsabilité et la fierté française. Mais que savons-nous de son projet ? Réconcilier l'autorité et l'humanité, le concret et la vision, dans un pays fracturé par les crises et les défaites morales. En effet, né à Cannes, imprégné de spiritualité et d'humanisme, David Lisnard, homme de convictions, mais aussi de terrain, est ce défenseur du savoir-vivre républicain. Il s'est acquis la réputation d'un gestionnaire moderne, privilégiant l'efficacité plutôt que le dogme. Dans son essai Refaire communauté, il rappelle que l'éducation civique est le ciment de la démocratie : « une société, disait-il, ne tient pas par la peur mais par la transmission du respect ». Pour lui, l'État doit redevenir fort, non pas par la contrainte, mais par la clarté de ses valeurs et la qualité de son action publique.
Une philosophie de la liberté et de la responsabilité
Lisnard se revendique d'une droite libérale, ni conservatrice ni autoritaire, dans la lignée de Raymond Aron et Alain. " La liberté, dit-il, n'a de sens que si elle s'accompagne d'un sens du devoir". Dans un entretien de 2025, il cite aussi saint Augustin : « Avance sur ta route, car elle n'existe que par ta marche. » Ce credo traduit un rapport profond à la foi et à la vérité, qu'il lie à une éthique de l'action c'est-à-dire agir pour servir, et non pour séduire. Son libéralisme n'est pas l'idéologie des marchés, mais celui du volontarisme civique soit permettre à chacun d'entreprendre, d'oser, d'échouer, et de réussir sans l'étouffement de la bureaucratie.
La République, entre réforme et reconquête
Selon le président des Maires de France, la France traverse une triple crise (économique, éducative et régalienne). Son ambition est claire : redonner à la République son autorité sans l'arracher à son humanité. Pour cela, il prône, tout d'abord, la refondation de l'école, pour rebâtir la culture et l'exigence, mais encore la libération de l'économie, étouffée par l'étatisme et le retour au respect de l'ordre public, face à la banalisation des incivilités. À travers son parti Nouvelle Énergie, il appelle donc à une « réconciliation nationale fondée sur la responsabilité individuelle et la liberté collective ». Pour lui, l'avenir du pays dépend moins d'un clivage politique que d'un sursaut moral : « La République n'est pas un régime, c'est une civilisation en éveil »
Une conception vivante de la culture française
Peu d'hommes politiques parlent autant de littérature, d'histoire et de spiritualité. David Lisnard revendique son amour pour Bernanos, Saint-Exupéry, Pascal et... le général de Gaulle. Dans ses interventions, il rappelle sans cesse que la France est grande lorsqu'elle croit à son récit : « Sans identité, pas de liberté ; sans culture, pas de progrès. » Son attachement à Napoléon, dont il dit qu'il a fait entrer l'État dans la modernité, en dit long sur son goût des bâtisseurs et des institutions fortes. Mais, précise-t-il, la République doit désormais s'ouvrir à l'ère numérique, écologique et éducative, sans renier son âme.
Une vision républicaine contre les dérives idéologiques
David Lisnard s'oppose frontalement aux dérives idéologiques qu'il résume sous le mot « déconstruction ». Il dénonce « l'obsession victimaire » et le morcellement identitaire qui minent la France de l'intérieur. Contre le cynisme et la fragmentation, il défend la méritocratie républicaine, le travail, et la dignité du service public, dans un pays qu'il juge gangrené par « l'égalitarisme stérile et la culpabilisation culturelle ». Catherine Morel, adjointe d'une petite commune du Var, témoigne : « J'ai rencontré David Lisnard lors d'une réunion d'élus. Ce qui frappe chez lui, c'est sa capacité d'écoute et sa maîtrise des dossiers. Il ne parle pas en slogans, mais en solutions. Il croit profondément à la République des maires, celle du quotidien, où l'action publique prend racine. Avec Nouvelle Énergie, il donne aux élus locaux un sentiment de reconnaissance et d'utilité. Beaucoup d'entre nous voient en lui un souffle de renouveau, loin du parisianisme et du bruit des réseaux sociaux. »
Les écologistes de droite seront avec David Lisnard
Dans la quête d'une droite rénovée et pragmatique, Les Universalistes, Frances Ecologie, Les écologistes du Trèfle et L'Union Nationale Ecologiste (Marseille) soutiendront David Lisnard dans sa quête d'une droite rénovée et pragmatique. Partageant sa vision d'un libéralisme humaniste, ces mouvements adhérent à ses propositions pour une décentralisation accrue et une réforme de l'Etat enracinée dans la responsabilité individuelle. Conscients que le jacobisme étatique freine l'innovation écologique, les responsables de ces partis valorisent la création d'une économie écologiste de marché, au coeur de l'agenda porté par David Lisnard et Nouvelle Energie.
Le défi : réenchanter la politique français
Ainsi, ce qui distingue David Lisnard, c'est sa persévérance à replacer la République au cœur de la vie civique. Là où d'autres surfent sur les crises, il appelle à une refondation patiente, enracinée dans la transmission, la culture et la cohérence. Il ne s'agit pas seulement de gouverner, mais de redonner aux Français le goût d'appartenir à une nation vivante, responsable et fière. Son discours résonne dans un pays prêt à écouter un ton différent : ferme sans être brutal, idéaliste sans naïveté. Enfin, avec Nouvelle Énergie, il déploie une stratégie d'avenir : transformer la France par la vitalité de ses territoires, le courage de ses entrepreneurs, le civisme de ses citoyens. Il incarne une forme d'humanisme moderne, où la République retrouve son caractère charnel, incarné dans l'école, la mairie, la culture et la responsabilité personnelle. Face à une classe politique fragmentée, le maire de Cannes ose un discours de reconstruction, mêlant rationalité et foi dans la grandeur française. Surement, ce nouveau regard sur la République trouvera-t-il, dans les années à venir, l'écho qu'il mérite. Nous en reparlerons !

