"Ecologie tricolore" le livre d'Aloïs Lang-Rousseau présenté à Marseille
Par : Joël Pierre Chevreux
Samedi 15 novembre, Marseille recevra le jeune auteur de Ecologie Tricolore. L'occasion pour Joël Pierre Chevreux de l'interviewer
J.P.C. :
Vous éditez votre premier livre "Écologie tricolore, la nature et le monde animal avec la France". Comment le définissez-vous, qu'est-ce qui vous a motivé à l'écrire ?
A.L.R. :
Écologie tricolore est un manifeste, d'une centaine de pages, dont l'objet est de montrer que le destin de la France et du Vivant sont liés dans les deux sens. Il entend démontrer qu'une politique écologique ne sera véritablement complète qu'avec une France authentique et forte, et que la défense de notre pays ne saurait être complète sans les enjeux environnementaux et la protection animale. Il permet de répondre à ceux qui déplorent un égarement de l'écologie, recroquevillée sur la seule gauche, en apportant une réponse environnementale républicaine et amoureuse de la France.
J.P.C. :
Votre livre aborde la politique un sujet que 70 pour cent de français abandonnent. Pourquoi écrire quand tant de lecteurs semblent se détourner de cette sphère ? Est ce un pari ou un acte de résistance ?
A.L.R. :
Les deux, mon capitaine. Un acte de résistance, parce que je suis persuadé qu'il faut continuer de parler des enjeux politiques dans un cadre sérieux, loin des invectives, le nez dans les sujets de fond. Egalement pour mettre fin au déséquilibre politique qui frappe l'écologie. Et un pari, parce que j'accepte le défi de contribuer à la visibilité de cette alternative patriote, environnementaliste et soucieuse du sort des animaux.
J.P.C. :
N'avez-vous pas peur de vous consacrer à une niche en écrivant sur le sujet de l'écologie, quand autant de personnes s'inquiètent pour d'autres questions comme le pouvoir d'achat ou la sécurité ?
A.L..R :
Toutes ces thématiques impliquent de près ou de loin un rapport à l'environnement. La sécurité, parce que la première façon de faciliter le travail des forces de l'ordre, c'est d'aménager au mieux les zones qu'elles sont chargées de surveiller. Le pouvoir d'achat, parce qu'il dépend en grande partie de notre stratégie énergétique. Nous sommes tous confrontés au fait de payer nos factures d'électricité, et sa consommation comme sa fabrication constituent des leviers essentiels. Mais la réciproque est vraie aussi. Il est impossible d'imaginer une politique environnementale sans cadre démocratique, sans une réforme de l'État, sans une approche différente du travail et de l'entreprise.
J.P.C.
Pourquoi situez-vous l'écologie à droite ?
Je ne situe pas l'écologie à droite ; l'écologie politique provient d'une prise de conscience citoyenne, en dehors des clivages partisans. Mais depuis, les jeux politiques et les stratégies d'alliance ont massivement polarisé l'écologie à gauche, ce qui nuit à la cause et à son origine profonde. Pour rétablir l'équilibre perdu, il est indispensable d'assumer une alternative qui dialogue ouvertement avec la droite. Président d'un parti d'inspiration gaulliste sociale - Les Universalistes - c'est avec confort que je m'engage dans cette voie avec nos partenaires du Trèfle et de France Écologie. Nous avons donc créé l'alliance La France Naturellement.
J.P.C.:
Est-ce que EELV n'est pas à la hauteur pour défendre l'écologie ?
A.L.R. :
Depuis de nombreuses années, EELV a choisi de délaisser la neutralité sociétale pour se rapprocher de la gauche intersectionnelle. C'est pour ça qu'on observe aujourd'hui leurs atteintes à la laïcité, leur sympathie assumée pour l'idéologie décoloniale et les attitudes haineuses envers les blancs et les hommes. Dans le même temps, le projet écologique prévu par les fondateurs du parti n'a pas été mis à jour, et EELV reste anti-nucléaire dans une France qui l'a massivement adopté, et a réussi à réduire drastiquement ses émissions fossiles. Aujourd'hui, ces piliers de l'écologie politique - Brice Lalonde, Antoine Waechter, Yann Wehrling et d'autres - estiment tous que la sortie des énergies fossiles passera, ne serait-ce qu'un temps, par le nucléaire.
J.P.C. :
Est-ce que vous pensez que la politique intéresse les jeunes ?
A.L.R. :
En tout cas, elle m'intéresse moi ! Ma prise de conscience provient de ce que j'ai vécu au cours de mon enfance, dans les Pyrénées-Orientales : une terre sinistrée socialement et climatiquement, où l'industrie est aux abonnés absents, le chômage se trouve être le plus important de France métropolitaine, le changement climatique a amené très tôt sur le territoire des espèces invasives venues des contrées chaudes, l'eau se raréfie, la corrida reste exécutée sur le territoire... Je ne peux pas rester immobile devant ces états de fait, d'autant plus que beaucoup d'entre eux touchent désormais l'ensemble de la France. J'ai eu envie d'agir. Et l'action passe par la politique.
J.P.C. :
Comment pensez-vous promouvoir votre livre ?
A.L.R. :
Avec cet essai, je ne me contente pas de lancer un livre. Je couche sur le papier les contours d'une ligne politique cohérente, moderne, patriote, universaliste et axée sur la défense du cadre de vie. J'aurai l'occasion de la porter avec ce livre, avec la campagne de débat et de promotion sur les médias sociaux et dans toute la France, en concourant au suffrage universel, en mettant à profit d'autres formes d'expression artistique... je ne compte évidement pas m'arrêter là !

