Marseille Première - 17 juin

Rédigé par : Jean-Claude Dumonteil
Dans les coulisses de la cité phocéenne, la politique se joue à huis clos, entre petits arrangements, rivalités féroces et secrets bien gardés. Nos reporters ont tendu l'oreille dans les arrière-salles et les couloirs feutrés de la mairie pour vous livrer les indiscrétions que les élus préféreraient garder sous le tapis. À Marseille, entre coups bas, scandales en série et promesses de façade, la vie politique n'a décidément rien à envier aux meilleurs feuilletons.
Scandale du tunnel Prado-Carénage
Nouvelles vagues : un rapport de la chambre régionale des comptes pointe la rentabilité jugée « indécente » de ce tunnel à péage, avec des profits massifs pour la société gestionnaire et la passivité des élus locaux. La France insoumise réclame la reprise en main publique, tandis que les écologistes dénoncent un « scandale légal, financier et politique ». Ce dossier pourrait bien devenir un enjeu majeur de la campagne municipale 2026.
L'affaire des fausses procurations
Elle continue de hanter la mairie : deux élus proches de Benoît Payan ont récemment démissionné après leur condamnation pour pratiques frauduleuses lors des municipales de 2020. Cette affaire, qui entache la crédibilité des élections et de la municipalité, alimente la méfiance des Marseillais et relance le débat sur l'intégrité de la vie politique locale.
Nouveau scandale au P.S. local
Un ex-référent de la Jeunesse socialiste est jugé pour avoir volé la recette d'une fête du parti, butin déposé à la mairie du 2e secteur, sous l'œil des caméras municipales. La fédération socialiste a fini par retirer sa plainte, réveillant les vieux souvenirs des années Guérini où la politique marseillaise flirtait avec l'intimidation et les « petits arrangements ».
Franck Allisio député R.N...
est visé par une enquête pour détournement de biens publics : des moyens mis à disposition du groupe R.N. à la région PACA auraient servi à ses activités personnelles, notamment pour des campagnes électorales. L'affaire, révélée par des courriers anonymes et des investigations journalistiques, pose la question de la frontière entre ressources publiques et intérêts partisans.
La sécurité terrain de surenchère
Alors que le maire Benoît Payan tente de rassurer sur l'action municipale, ses opposants dénoncent une « insécurité galopante » au centre-ville. Le préfet de police est même intervenu en conseil municipal pour défendre le bilan, mais le sujet reste explosif à l'approche des municipales de 2026.
Nouveau scandale à l'Office antistups de Marseille
plusieurs policiers du groupe 8 sont soupçonnés d'avoir organisé la revente d'une partie de la cocaïne saisie lors d'opérations, selon la police des polices. L'affaire, explosive, jette une ombre sur la lutte contre le narcotrafic et promet de secouer durablement la hiérarchie policière locale.
Le hangar d'Arenc refait parler de lui
Un centre de rétention clandestin pour étrangers y aurait fonctionné en marge des circuits officiels, selon une enquête radiophonique. Ce dossier embarrassant met en lumière les pratiques opaques de gestion des migrants à Marseille et pourrait valoir de nouveaux remous à la préfecture.
Précampagne municipale 2026
Elle s'enflamme sur la sécurité : déploiement de caméras, plan « tolérance zéro », multiplication des forces de police… Tous les candidats rivalisent de propositions, tandis que le préfet de police est venu défendre le bilan sécuritaire du maire Payan. La droite et le R.N. dénoncent une « insécurité galopante », malgré des chiffres de la délinquance en baisse selon la préfecture.
Tsunami
La justice marseillaise s'attend à un « tsunami » d'affaires criminelles en 2025, principalement liées au trafic de drogue. Ce contexte explosif pèse sur l'agenda politique local : la gestion judiciaire et sécuritaire est devenue un enjeu central, chaque camp cherchant à tirer profit de la situation en vue des municipales.
La sécurité terrain de surenchère
Alors que le maire Benoît Payan tente de rassurer sur l'action municipale, ses opposants dénoncent une « insécurité galopante » au centre-ville. Le préfet de police est même intervenu en conseil municipal pour défendre le bilan, mais le sujet reste explosif à l'approche des municipales de 2026.
Sécurité à Marseille
C'est le grand classique de la surenchère électorale : pendant que Benoît Payan s'évertue à vanter l'action municipale, ses opposants rivalisent de formules alarmistes sur une « insécurité galopante » au centre-ville, histoire de faire frissonner les électeurs. Le préfet de police, lui, s'invite au conseil municipal pour défendre le bilan, comme si une déclaration pouvait éteindre l'incendie. Mais à l'approche des municipales 2026, ce feuilleton reste le meilleur scénario pour occuper la scène… et éviter de parler du reste.
