France, Ukraine, Israël... Joël Pierre Chevreux fait le point pour Infopremiere

03/09/2025

Par : Charles Houndjahoué

La scène internationale est marquée par plusieurs crises majeures qui redessinent les équilibres géopolitiques mondiaux. Guerre en Ukraine, tensions vives au Proche-Orient vives, avec un Israël en proie à une crise interne profonde sous le gouvernement Netanyahou. En France la crise de la dette suscite de vives réactions et des mouvements se préparent.

Charles Houndjahoué à rencontré notre directeur Joël Pierre Chevreux qui s'est livré au jeu de l'interview.

Charles Houndjahoué À qui dois-je m'adresser aujourd'hui ? Au directeur d'Infopremiere au président des Nouveaux Écologistes du Trèfle à Marseille ou au président de l'Union des Gaullistes de France 

Joël Pierre Chevreux Les trois fonctions sont solidaires. Disons que je mets ce media à la disposition des écologistes, particulièrement ceux du Trèfle, mais aussi des Universalistes, dirigés par mon ami Aloïs Lang-Rousseau, ainsi que de France Écologie représentée par son vice-président Jérémy Bizet, notre allié dans La France Naturellement. Il va sans dire, aussi, que toutes actions gaulliste s'inscrivent dans la ligne éditoriale d'Infopremiere.

Charles Houndjahoué : N'avez-vous pas l'impression d'être à la fois juge et partie, sans jeu de mots ?

Joël Pierre Chevreux : De tout temps, des hommes politiques ont exercé en parallèle des activités journalistiques. Je pense à Jean-Jacques Servan-Schreiber, cofondateur de L'Express, président du Parti Radical, ou Françoise Giroud, ex-directrice de Elle devenue secrétaire d'État. Infopremiere, même si moins connu que ces média, privilégie la qualité à la quantité de ses lecteurs.

Charles Houndjahoué : Parlez-nous davantage de ce web magazine et qui êtes-vous précisément ?

Joël Pierre Chevreux : Avec plus de quarante ans d'expérience dans le journalisme, j'ai couvert la presse écrite régionale et nationale, passant par la politique, la société, l'écologie, la protection animale, la culture, le sport, la médecine. Mais je reste engagé pour l'écologie, les droits des animaux et le renouvellement démocratique. Je termine aussi un ouvrage numérique revisitant l'histoire de Jeanne d'Arc sous un angle plus réaliste que celui du mythe.

Charles Houndjahoué : Que propose Infopremiere en particulier ?

Joël Pierre Chevreux : Ce web magazine créé en 2016 reprend les codes visuels de la presse imprimée et se distingue des sites web souvent désordonnés dans leur présentation et peu engageant à la lecture de par leur présentation fouillis. Sur un autre plan, Infopremiere refuse les pressions politiques, défend une information indépendante, populaire, écologique et engagée.

Charles Houndjahoué : Quel positionnement politique adoptez-vous ?

Joël Pierre Chevreux : Les anciens clivages droite-gauche ont peu d'impact en 2025. Je me situe dans le camp des européens réformateurs, en faveur d'une Europe confédérale, comme le souhaitait Charles De Gaulle, écartant tout concept d'un fédéralisme contraignant. Je soutiens aussi une écologie pragmatique conciliant progrès, innovation, protection écologique développement économique et protection animale loin de celle des Verts.

Charles Houndjahoué : Et à l'international ?

Joël Pierre Chevreux : Je défends une écologie humaniste, mettant l'homme, l'animal et la planète au centre des débats. Je milite pour la coopération internationale, la protection de l'environnement, une gestion équilibrée des migrations, et un soutien aux pays démocratiques agressés, contre les ingérences étrangères.

Charles Houndjahoué : Quelle est votre position sur Israël et les propos d'Emmanuel Macron ?

Joël Pierre Chevreux : Je défends une analyse nuancée fondée sur le droit international et la souveraineté. Comment ne pas critiquer ouvertement la politique répressive de Netanyahou envers les Palestiniens ? Comment ne pas privilégier un dialogue basé sur la reconnaissance mutuelle ? Sur ce point, je partage l'idée d'Emmanuel Macron sur la reconnaissance d'un État palestinien, condamnant les violences des deux côtés et soulignant la libération des otages. Ma posture insiste, toutefois, davantage sur les considérations humanitaires et sociales.

Charles Houndjahoué : Face au conflit en Ukraine et la posture de Vladimir Poutine, comment vous positionnez vous ?

Joël Pierre Chevreux : Je condamne fermement l'invasion russe, affirmant le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, conformément au droit international et aux décisions de la Cour internationale de Justice. Il serait incompatible avec les idées que je défends de ne pas dénoncer les actions meurtrières de la Russie comme une agression inacceptable mettant en péril la paix en Europe ! Et d'ailleurs, comment ne pas soutenir les efforts internationaux d'assistance politique, humanitaire et militaire à l'Ukraine pour défendre sa liberté et son droit à l'autodétermination ? Je crois, aussi, qu'il faut mettre en garde contre les discours justifiant ou minimisant les comportements de Poutine, autoritaires, expansionnistes, et contraires aux valeurs démocratiques.

Charles Houndjahoué : Appelez-vous à un cadre diplomatique renforcé pour sortir du conflit, prônant un cessez-le-feu durable et des négociations soutenues par la communauté internationale ?

Joël Pierre Chevreux : Effectivement, j'insiste sur l'importance de la reconstruction post-conflit, dans une optique sociale pour que l'Ukraine puisse se relever durablement. En clair, je condamne les atteintes à la souveraineté ukrainienne par la Russie sous Poutine, soutenant la résistance ukrainienne, et appelle à une solution diplomatique ferme et humaniste pour ramener la paix.

Charles Houndjahoué : Revenons en France, concernant la journée du 10 septembre quel regard portez-vous suer le sens de cette organisation

Joël Pierre Chevreux : Bien évidement, j'adopte une position de soutien envers cette journée de mobilisation. Il faut être conscient des multiples contestations sociales autour des mesures d'austérité, des coupes budgétaires et des réformes proposées par le gouvernement de François Bayrou. Nous devons comprendre les raisons profondes de la colère citoyenne, notamment dans les secteurs des transports, de la santé, de l'éducation et des services publics. Et j'ajoute aussi celle des écologistes et des défenseurs des animaux toujours privés d'un ministère dédié à cette cause ! Il faut valoriser l'expression démocratique, tout en appelant à ce que ces actions restent pacifiques et respectueuses des droits de tous. La nécessité d'un dialogue ouvert entre les gouvernants et les citoyens, s'impose afin de répondre aux attentes sociales sans tomber dans une logique productive de confrontation qui divise la nation.

Charles Houndjahoué : Vous semblez bien connaître l'histoire des mouvements sociaux en France…

Joël Pierre Chevreux : Abordant ma septième décennie, depuis peu, j'ai vécu des moments politique importants en France. Il est récurrent, hélas, de voir les risques de récupération politique excessive ou d'escalade, avec une vigilance particulière envers les tentatives d'instrumentalisation, notamment de la part de forces extrêmes. J'appelle donc à un engagement citoyen responsable et à une mobilisation réfléchie, pour faire entendre la voix du peuple tout en évitant les effets dévastateurs sur l'économie et la cohésion sociale. Bref, je vois dans cette journée un moment vital de la démocratie sociale française, à la fois un défi et une opportunité pour renouveler le pacte social dans le respect des droits et des devoirs.

Charles Houndjahoué : pour appuyer votre positionnement politique, envisagez-vous une candidature aux municipales à Marseille ?

Joël Pierre ChevreuxSur ce point, j'annoncerai ma décision en début d'année 2026 !

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