Les salons du chiot de plus en plus contestés

14/01/2026

Par : Rédaction Animaux Première

Les salons du chiot de plus en plus contestés. Toulouse amorce un tournant. De plus en plus de communes voient émerger des pétitions s'opposant à l'organisation de salons du chiot. À Toulouse, l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) avait demandé au maire d'interdire l'édition prévue les 11 et 12 octobre 2025 au Marché d'intérêt national (MIN). Malgré la mobilisation, l'événement a bien eu lieu mais ce sera l'un des derniers sous cette forme.

Un vent de changement au MIN

Le 15 octobre 2025, le conseil métropolitain de Toulouse a adopté un avenant à la délégation de service public (DSP) du MIN, marquant une évolution notable : à partir de 2027, plus aucun salon animalier commercial n'y sera autorisé. « Les Parties, soucieuses du bien-être animal, s'engagent à ne plus accueillir au sein du MIN des salons animaliers commerciaux, sauf s'ils sont organisés en partenariat avec des refuges ou fondations reconnues », précise le texte. Les contrats déjà signés pour 2026 seront toutefois maintenus, avant une interdiction complète l'année suivante.

Une première en France

Pour Amandine Sanvisens, cofondatrice de PAZ, cette décision constitue une « avancée majeure ». « C'est un signal fort. Le MIN devient un lieu en moins où les chiots seront vendus comme des produits. Nous espérons que cette règle s'étendra à tous les lieux municipaux et métropolitains, notamment au MEETT », explique-t-elle. L'association a adressé un courrier de remerciement au maire de Toulouse et au président de la métropole, saluant cette première en France.

Une mobilisation nationale

Le combat contre la vente d'animaux dans les foires et salons s'intensifie. En juillet 2025, la proposition de loi n°1707 a été déposée à l'Assemblée nationale afin d'interdire la commercialisation de chiens et chats lors de tels événements. En attendant son examen, les associations redoublent d'efforts pour sensibiliser élus et citoyens « On n'achète pas un animal comme un jouet ou une marchandise », rappelle Amandine Sanvisens, soulignant que ces ventes impulsives entraînent souvent des abandons, alors que la France détient déjà le triste record européen en la matière. Et maintenant ? Malgré la décision toulousaine, les salons du chiot continuent d'être programmés ailleurs. La ville de Montauban accueillera le sien les 25 et 26 novembre prochains. PAZ a saisi la mairie, restée pour l'heure silencieuse face aux demandes de suspension de l'événement.

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