Marseille Première - 17 septembre
Par : Rédaction générale
À Marseille, mi-septembre 2025, la politique n'est pas un sport de combat… c'est directement les Jeux Olympiques. Manifestations qui font suer plus que le Vieux-Port en canicule, blocages créatifs, maires sur la sellette et commerçants barricadés : la cité phocéenne prouve que l'art du théâtre politique y est définitivement un patrimoine local.
La rentrée en barricades
À Marseille, la rentrée politique, c'est sacro-saint : chaque syndicat sort plus de sifflets que d'arguments. La ville se réveille sous les klaxons des manifs et les rideaux baissés des commerçants qui, cette année encore, découvrent que "Bloquons tout" n'était pas juste une promesse électorale. Il paraît même qu'on cherche encore un élu capable de trouver un itinéraire bis pour aller bosser.
Payan menacé… pour un couscous
Benoît Payan menacé de mort lors d'un repas : nouvel épisode d'une série où la cuisine marseillaise devient affaire d'État. Sur le Vieux-Port, on discute moins d'urbanisme que de semoule. À quand un Conseil municipal spécial "souris d'agneau" ? À Marseille, se faire huer au marché est toujours plus fréquent que l'être à l'Assemblée.
Le marathon des blocages
La manifestation "Bloquons tout" du 10 septembre a tenu ses promesses : quelques barrages filtrants, trois palettes, deux pneus et… de quoi ajouter une page à l'histoire urbaine du mobilier abandonné. On félicite l'efficience des manifestants : même la CGT s'est demandé si ça valait la sortie du pyjama.
Muselier en mode coach
Renaud Muselier, président de la région Sud, a enchaîné les plateaux télé pour analyser chaque micro-tremblement social. Discours rassurant : il a investi la météo politique comme la météo marine – toujours "perturbé avec éclaircies". À défaut d'une haute pression sur le gouvernement, il promet de l'éclaircie sur Twitter.
Tensions à la baguette
Point sécurité : nouvelle attaque dans le centre-ville, nouvelle réunion d'urgence promise. Ambiance "Jour sans pain" : commerçants et élus discutent mesures d'urgence en toisant leurs baguettes comme si elles pouvaient se transformer en matraques. Prochaine innovation annoncée : une police montée… sur scooters électriques.
Public/privé : mode survie
Commerce ou politique, même combat : ce 10 septembre, barricades en bois sur le Vieux-Port, Palais de la Bourse fermé, vitrines décorées façon "festival anti-casse". Les commerçants font le bilan : plus de planches vendues que de sandwichs. À Marseille on fait le mur avant même qu'un projet ne sorte de terre.
Les élus du "Parlons peu, bloquons tout"
Conseil municipal sous haute tension (et basse productivité). Entre deux motions, les élus perfectionnent l'art de la punchline, du selfie devant les CRS et du report de vote : à croire que la procrastination est devenue le sport officiel de la mairie.
"On bloque, donc on est"
Philosophie marseillaise de la semaine : "je manifeste, donc je suis". Avec un peu de chance, la prochaine élection se jouera au plus gros taux de blocage — certains quartiers sont déjà champions toutes catégories. Candidature possible pour les Jeux paralysés 2028.
La météo politique
Le bulletin météo du moment : éclaircies sur la plage, orages dans les urnes. Le mistral souffle fort, emportant programmes et promesses. Sur la Corniche, on hésite à sortir le maillot ou la banderole, en attendant que la tempête politique fasse enfin tourner les girouettes municipales.
Marseille, capitale du consensus (de façade)
À entendre les communiqués officiels, tout va bien. La majorité promet l'apaisement, l'opposition crie (très fort), et tout le monde s'accorde pour ne pas s'accorder. Marseille reste la ville où, même divisés, élus et habitants s'unissent… pour râler ensemble devant un pastis.

