Marseille Première - 20 juin

Rédigé par : Jean-Claude Dumonteil
À Marseille, les secrets d'alcôve agitent la scène politique autant que les rivalités affichées. Entre alliances de circonstance, tensions internes et confidences échangées à huis clos, la cité phocéenne vit au rythme des petits arrangements et des grandes manœuvres. Alors que l'ombre des prochaines échéances électorales plane déjà, indiscrétions et stratégies se mêlent dans un climat où chaque révélation peut rebattre les cartes du pouvoir local.
À Marseille, on innove : après l'annulation du budget municipal par le tribunal, la mairie songe à organiser un grand loto pour financer les écoles. Qui sait, avec un peu de chance, on pourra même réparer deux trottoirs d'ici 2026
Benoît Payan, toujours en pole position dans les sondages, préfère parler "projets" plutôt que municipales. Il paraît que c'est plus facile de promettre l'inclusivité quand on n'a pas encore à rendre de comptes sur les résultats.
La droite locale, elle, rêve d'unir ses forces pour 2026. Pour l'instant, la seule chose sur laquelle tout le monde s'accorde, c'est la nécessité de trouver une salle assez grande pour accueillir tous les ego de la primaire.
Pendant ce temps, la ministre de la Ville vient inaugurer des crèches et faire le bilan de six mois de "politique de la Ville". Les Marseillais attendent surtout le bilan des six prochaines années, mais chut, c'est une surprise.
Et à la Métropole, on lance des "assises métropolitaines" : l'occasion de réunir 2 000 acteurs… pour constater qu'à Marseille, tout le monde veut changer la ville, mais personne ne veut changer ses habitudes
À la mairie, on envisage de rebaptiser la Canebière en "Avenue du Changement Permanent" : chaque année, une nouvelle promesse, jamais la même réalisation.
Les élus locaux rivalisent d'idées pour la propreté : après la brigade verte, la brigade bleue, on attend la brigade arc-en-ciel, censée ramasser les déchets… et les illusions perdues.
La protection animale devient un sujet central : certains proposent d'élire un adjoint spécial pour les chats errants, histoire de trouver enfin un élu qui retombe toujours sur ses pattes.
Enfin, à chaque annonce de plan anti-criminalité, les Marseillais parient sur la durée de l'effet d'annonce : record à battre, 48 heures, avant que tout le monde ne retourne à ses embouteillages habituels
