Municipales Marseille : opiniâtre, Bruno Gilles se maintient

La commission nationale d’investiture a voté en grande majorité pour Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, au détriment de Bruno Gilles.

Dans le giron de Gaudin

Soutenue par Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal sera donc la candidate désignée par Les Républicains pour Marseille. La bataille des municipales à reçu, hier, son coup d’envoi, avec la décision de la commission des investitures. Une présidente de la métropole et du département, adoubée par le parti… l’on s’attendait à cette prise de position. Le poids du maire sortant influence toujours les assemblées malgré un crépuscule de carrière dont les répercutions pourraient être fatales à la candidate depuis l’effondrement de deux immeubles à Marseille.

Gilles : « Je poursuivrai ma campagne… »

Pour autant, Bruno Gilles, son rival, ne désarme pas et se présentera, dissident, de sa famille politique malgré les appels de madame Vassal « au rassemblement ». « Moi qui ai tant servi nos idées, nos combats. Porté tant de victoires ». Le sénateur confirme ce qu’il a répété ces dernières semaines : « Je poursuivrai ma campagne ». Proposant un « large rassemblement à tous ceux qui veulent mettre fin au système et refusent les extrêmes. » Notons que sa force repose aussi sur un combat écologique d’importance, très séducteur, pour les marseillais malgré des embûches très prévisibles.

 

Une campagne compliquée 

Lundi au conseil municipal, les soutiens de Bruno Gilles avaient voté contre l’extension du parc Borély, proposée par Gaudin et approuvée par Vassal. La suite de la campagne risque d’être fort compliquée ; derrière la candidature de Bruno Gilles se rallient de très nombreux soutiens, conscients du poids et de la vitalité de son programme. Une planification largement plus « écolo » que celle de sa rivale, contrecarrant le déficit d’oxygène et promettant un espace verdoyant; celui des années 2030 tant attendu par ses riverains.

Bloquer l’extrême droite

Au delà du phénomène écologiste qui le tenaille, celui qui à perdu une bataille, n’a pas perdu la guerre. L’homme est bien décidé, aussi, à neutraliser une extrême droite à l’ancrage puissant dans la région. Le Rassemblement National risque de s’y montrer, encore une fois, très présent. Désormais, Bruno Gilles cherche à rassembler largement, y compris au sein de sa propre famille politique. Soutenu par Renaud Muselier, la candidat bénéficie aussi de la caution massive des « lourds ». Un point d’avance sur sa rivale avec des groupes de travail et des personnalités du monde socio-économique.