Presse imprimée, l'amorce du déclin

Côté pile… Côté face

Un scénario « improbable » pourrait, certainement, inspirer un romancier ou un réalisateur de films d’aventures audacieux. Imaginons l’édition de deux importants hebdomadaires, à forts tirages, se livrant chacun à une guerre effrénée par ligne éditoriale interposée. Pour illustrer le propos, l’un, pourrait s’appeler : « Côté Pile », en affichant une nette orientation droitiste; l’autre dénommé : « Côté Face » étalant une mouvance très gauchiste.

 

Complicité d’éditeurs

L’histoire pourrait alors prendre une dimension plus perverse. Pour cibler une audience très large, imaginons l’organisation bicéphale et dissimulée des deux titres; une complicité affairiste des deux éditeurs, chacun partie prenante chez l’autre par le biais d’hommes de paille interposés.

Ainsi, les deux titres appartiendraient aux mêmes propriétaires. Ce système, peu déontologique, est, bien sûr, une fiction, une parabole biscornue, mais pourtant pas tout à fait dénuée de sens…

 

Des titres qui cherchent à se maintenir

Depuis Renaudot, la presse écrite vivait sur un axe figé : un « support papier ». Seuls, ses modes de fabrications ont connu, au fils des siècles, de profonds changements depuis la typographie jusqu’à la photocomposition, de l’offset à la rotative en passant par la photogravure aujourd’hui abandonnée.

Phagocyté, par les nouveaux moyens de communication comme Internet, la voilà, cette presse imprimée, enserrée dans un étau bien cruel. Confrontés à l’âpre mutation de la communication, tous les titres de presse cherchent à maintenir le plus longtemps possible leur existence. Car ils voient arriver à grands pas la fin d’une histoire et les éditeurs cherchent à se regrouper pour faire face à ce nouveau défi.

 

La fin de la presse écrite

C’est une évidence, la condamnation du support « papier » est inéluctable, les quotidiens sont déjà rentrés dans la zone de désertification et le développement des magazines people, montre bien le paradoxe d’une presse écrite qui cherche à entretenir, à tous prix, un lectorat encore  » vendeur « .

Elle disparaîtra dans les quinze prochaines années. Prisonnière, elle aussi, de cette époque charnière partagée entre papier et informatique, elle se devait bien d’innover pour les quelques années à venir.

Alors, si des petits malins s’aventuraient aujourd’hui sur les chemins d’un espoir de reconquête d’audience, pour la prochaine décennie, faudrait-il le leur reprocher ?