Quel lien entre Frexit et démocratie ? Interview de Charles-Henri Gallois (UPR)

Elle vient de fêter sa douzième année d’existence le mois dernier (précisément le 25 mars dernier, jour anniversaire du Traité de Rome) : l’Union populaire républicaine a déclaré sa candidature aux européennes depuis l’après-présidentielle et sera bien présente le 26 mai prochain. D’après ses ténors, il n’est pas logique de parler de politique sans évoquer le Frexit. Notre rédacteur, Aloïs Lang-Rousseau, s’est entretenu avec Charles-Henri Gallois, responsable des questions économiques de l’U.P.R. et candidat en cinquième position sur la liste du parti.

 

Aloïs Lang-Rousseau : Quels sont les deux principaux combats politiques qui vous ont amenés à vous présenter aux élections européennes ?

Charles-Henri Gallois : Le premier ne va pas vous étonner, c’est le Frexit. Le deuxième peut paraître plus étonnant, d’autant que ça ne se pratique pas à l’échelle européenne, mais pour nous, c’est lié : c’est le RIC. Pour nous, les deux sont intimement liés, dans la mesure où les Français ont un sentiment d’inutilité croissante de leur vote.

Ils votent à gauche, ils votent à droite, et ont exactement la même politique, qui est celle imposée dans le cadre des traités européens, et tous ne se sont pas rendus compte de ça. Toute la politique économique et sociale en dépend, et entre autres de l’Article 121 du T.F.U.E. qui détermine les Grandes orientations de politique économique.

Pour nous, c’est l’élément essentiel. L’U.P.R. a été créée il y a douze ans et son slogan est, depuis le début, « l’union du peuple pour rétablir la démocratie ». Je pourrais vous parler pendant des heures des avantages économiques de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, mais in fine, c’est surtout une question de démocratie.

Est-ce que l’on veut que nos décisions soient prises par des dirigeants non élus, par 26 autres États aux intérêts divergents des nôtres, ou veut-on être gouvernés par nous-même, et que notre vote compte vraiment à nouveau ? Pour ça il faut le Frexit.

On propose le RIC presque depuis la création de l’UPR, on reste cohérents avec nous-même, et on explique qu’il ne peut pas y avoir de RIC sans Frexit. Si on reste dans le cadre des traités européens, toute question en termes de politique économique et sociale sera interdite.

Donc ce sera un faux RIC, un RIC avec un champ partiel. Nous voulons le Frexit pour avoir un RIC en toutes matières, et pour que les Français retrouvent leur démocratie.

Ce sont des éléments qu’on n’obtient pas au sein du Parlement européen, qui a de toute façon très peu de pouvoir, mais on sera les porte-parole du RIC et du Frexit au Parlement européen.

 

A.L.R. : Quel groupe parlementaire et quelle commission intégrerez-vous en cas d’élection ?

C.H.G. : Pour le groupe parlementaire, je ne vais pas vous répondre ; on ne sait pas quels autres partis accéderont au Parlement européen, et de nouveaux groupes se créeront peut-être après les élections. Pour ce qui est des commissions, on va essayer d’en intégrer le maximum, et même si c’est la Commission européenne qui a le dernier mot et pas le Parlement, la commission parlementaire la plus intéressante est celle du Commerce international.

Quand on voit les accords de libre-échange, comme le CETA, comme le TAFTA dont les négociations vont être ouvertes, comme par hasard après les élections, ce sont des sujets fondamentaux qui impactent directement les Français au quotidien.

 

A.L.R. : Selon vous, le rôle d’un eurodéputé français est-il de défendre l’Europe, ou de défendre la France ?

C.H.G. : Pour nous, en plus d’être les porte-voix du Frexit, on va défendre les intérêts des Français avant tout au sein du Parlement européen. De toute façon, on voit qu’il n’a pas d’intérêts européens. Sur à peu près tous les sujets, il y a des intérêts divergents. Ils peuvent être convergents avec tel ou tel pays européen (ou extra-européen) sur un sujet très particulier, mais il n’y a pas d’intérêts européen à vingt-sept.

C’est aussi pour cela qu’il n’y a pas de démocratie européenne possible. Démocratie vient du grec « demos kratos », le pouvoir du peuple. Il n’y a pas de peuple européen, donc il ne devrait pas y avoir de démocratie européenne parce qu’il n’y a pas de peuple européen. Nous défendrons donc les intérêts de la France et des Français.

 

A.L.R. : Comment jugez-vous le pouvoir du Parlement vis-à-vis de la Commission : est-il trop important, trop faible ou suffisant ?

C.H.G. : Il est faible. On l’a encore vu sur la question du glyphosate et bien d’autres sujets. Sur la plupart d’entre eux, le Parlement européen, composé en majorité d’européistes, est aligné avec la Commission, et comme la Commission cumule les pouvoirs exécutifs et législatifs, il n’y a pas de séparation des pouvoirs. Donc le Parlement européen a un pouvoir relativement faible.

 

A.L.R. : Quelle est selon vous, la principale qualité et la principale carence du début de quinquennat d’Emmanuel Macron ?

C.H.G. : J’aurais du mal à trouver des qualités. Pour ce qui est des carences, il fait la même politique économique et sociale que ses prédécesseurs, et n’en a pas le choix. À partir du moment où il propose de rester dans le cadre de l’Union européenne, il applique cette politique économique et sociale dont les français ne veulent pas.

Mais la grande différence avec les autres, c’est qu’il allie une arrogance terrible et une politique assumée envers les plus riches affichée ouvertement, et c’est pour ça qu’il finira plus détesté encore (ce qui n’est pas une mince affaire) que François Hollande et Nicolas Sarkozy. Enfin, comme il est encore plus euro-fanatique que les autres, il fait encore plus d’avancées pour l’Union européenne, donc moins de démocratie pour la France.

On pourrait parler du traité d’Aix-la-Chapelle, et des hauts dignitaires allemands qui ont demandé le partage du siège français au Conseil de sécurité de l’ONU. Nathalie Loiseau a dit qu’il n’en était pas question, mais lui-même n’a pas réagi. Finalement c’est de la haute trahison, il apporte aux Allemands tout ce dans quoi la France est la plus forte (la diplomatie, la défense…) et n’obtient absolument rien en retour.

 

A.L.R. : Donc vraiment aucun avantage à retenir, quelle que soit son importance ?

C.H.G. : Je n’en vois pas.

 

A.L.R. : Quelle place a la cause animale dans votre programme ?

C.H.G. : On la traite sur le plan de la problématique agricole, même si le sujet, évidemment, est plus vaste.

Nous voulons remplacer la P.A.C., qui impose un élevage ultra-intensif et nous donne des modèles du type « ferme des 1000 vaches ». Nous sommes contre ce modèle-là, nous sommes pour une agriculture et un élevage raisonnés, avec des exploitations à taille humaine. Dans le cadre de la transformation de la Politique agricole commune en une Politique nationale agricole, nous proposons explicitement qu’un des critères soit le bien-être animal.

J’en profite pour dire qu’en sortant de l’Union européenne il n’y aura pas de problème vis-à–vis de la P.A.C., puisque comme tous les fonds européens, ce sont de l’argent français. En moyenne, depuis 2011, on a versé 8 milliards d’euros de plus que ce qu’on nous a reversé. Donc non seulement nous garderons cet argent pour notre Politique nationale agricole, mais en plus elle sera plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal.

On a également dans notre programme l’interdiction de nourrir les animaux avec des O.G.M., et une lutte contre la spéculation sur les denrées alimentaires, pour les êtres humains comme pour les animaux.

 

A.L.R. : Une fois que le Frexit sera déclenché, l’UPR aura la liberté de signer des accords commerciaux avec les pays qui le souhaitent. Pouvez-vous nous donner plus de précisions sur les pays avec lesquels vous voulez échanger, et ceux avec lesquels vous ne voulez pas ?

C.H.G. : D’abord, je veux rassurer les Français là-dessus. Ce n’est pas comme si, en sortant de l’UE demain, le sol va se dérober sous nos pieds et on se retrouverait sans rien. Non, quand la France sortira, on restera liés aux autres pays pour les échanges, dans le cadre de l’OMC, donc pour les autres États-membres de l’Union européenne, on devra s’acquitter pour d’un droit de douane de l’ordre de 3 % pour exporter, s’il n’y a pas d’accords.

L’idée sera, évidemment, de faire des accords avec les pays avec lesquels on échange le plus, mais pas de tout dans le cadre des traités de libre-échange actuels.

L’U.P.R. est pour un protectionnisme ciblé : on ne fera pas d’accords globaux, mais des accords par secteurs, avec des pays qui partagent les mêmes normes sociales et environnementales que la France. On ne va s’amuser à faire du libre-échange à tour de bras, parce qu’on veut relocaliser l’emploi en France et réindustrialiser le pays.

Vous savez aussi que l’U.P.R. est très orientée vers la francophonie, qui est l’héritage d’une langue commune et de liens familiaux avec la France. L’idée est de développer des accords avec eux aussi, sans aller encore une fois vers le libre-échange total.

 

A.L.R. : Vous exposez aussi le fait que l’euro explosera nécessairement, et que la seule incertitude est la date de cette explosion. Y va-t-il un risque qu’une fois la France sortie de l’Union, l’euro explose alors que les autres pays en seraient toujours membres ? Quels seraient donc ces risques, notamment en termes d’exportations ?

C.H.G. : Il n’y a pas de risques, et il y aurait même des avantages. Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie a toujours dit que les premiers qui sortiraient de l’euro seraient ceux qui se porteraient le mieux. Dans le cadre de pays déficitaires qui sortent, avec le système Target 2, ce sont ceux qui restent qui paient l’ardoise puisque l’État sortant ne pourra pas rembourser : ça signifierait une perte auprès de la BCE et des pays qui en sont actionnaires (comme la France si elle reste).

Si nous sommes les premiers à sortir, ça sera très bien parce qu’on aura un nouveau franc qui se dépréciera de l’ordre de 10 % et on sera plus compétitifs par rapport à ceux qui seront toujours dans l’euro. Et si les autres pays sortent en cascade par la suite, il y aura certains pays comme l’Allemagne qui verront leur monnaie s’apprécier donc ça n’en sera que mieux pour notre déficit.

Il en est de même vis-à-vis des Pays-Bas et des pays nordiques. En revanche, des pays comme la Grèce, l’Italie ou l’Espagne auront une monnaie plus compétitive mais quand on regarde les déficits commerciaux à l’heure actuelle, ce sont ceux, avec la France, qui ont le plus intérêt à sortir vite de l’euro. Toujours est-il que la France s’en sortira mieux si elle sort de l’Euro au début qu’à la fin.

 

A.L.R. : Que pense l’Union populaire républicaine des Accords européens de libre-échange (AELE), de l’Espace économique européen (EEE) et du processus de Bologne (à l’origine des crédits ECTS) ?

C.H.G. : Nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il y ait des accords européens comme ceux-ci tant que ça ne rentre pas dans un cadre supranational. Néanmoins nous préférons des accords bilatéraux, et spécialisés dans un secteur, plutôt que de grands accords comme cela.

Ça permet de cadrer au mieux les différences de normes sociales et environnementales. Cela dit, ceux-ci posent moins problèmes parce qu’ils ne sont pas dans un cadre supranational, mais il y a quand même des éléments qui peuvent être revus dans ces traités-là.

 

A.L.R. : Vous avez reconnu tout-à-l’heure qu’un député européen ne peut pas faire sortir son pays de l’Union européenne, et donc vous défendez l’utilité de communiquer sur le Frexit, comme l’a fait Nigel Farage pour les Britanniques. Ne craignez-vous pas que vos opposants vous reprochent de faire plus de bruit que de travail au Parlement européen ?

C.H.G. : Non. On se servira de notre temps de parole pour avoir une tribune pour le Frexit. Ce qu’on pourra aussi faire et qui sera une innovation majeure, c’est se servir de notre chaîne de télé (UPR TV, plus de 110 000 abonnés) pour montrer tout le rôle du lobbying au Parlement européen.

Vous savez que Bruxelles est, avec Washington, l’endroit où il y a le plus de lobbyistes au monde. On pourra être en caméra embarquée et montrer tout ça au public qui l’ignore. En plus de ces deux missions, ça ne nous empêchera pas de travailler. Il y a d’autres députés européens dans ce cas-là, comme Florian Philippot qui bat des records d’absentéisme. Nous, nous voulons y travailler, prendre part aux votes, et défendre les intérêts de la France.

 

A.L.R. : D’autres candidats proposent de dévoiler aux caméras ce qu’il se passe réellement au Parlement européen : il s’agit du Mouvement V de Tatiana Ventose et Greg Tabibian. Qu’en pensez-vous ?

C.H.G. : Je connais Greg, parce que j’ai vu des vidéos où il soutenait la liberté de création, et il a plutôt pris position pour le Frexit. Leur démarche est intéressante, mais je pense que, malheureusement pour eux, ils sous-estiment la difficulté de créer un parti politique en France, et de trouver les financements. Pour les élections européennes, ça coûte presque 600 000 euros, et sans une base énorme d’adhérents pour financer cette somme, vous ne pouvez pas vous présenter.

Donc comme bien d’autres qui ont annoncé leur candidature, je pense que malheureusement ils n’auront pas les moyens. Il faut une structure, des gens, des militants. L’UPR ne s’est pas faite en un jour, maintenant on a 35 300 adhérents, ce qui fait de nous le troisième parti en adhérents payants, et c’est grâce à tout ça qu’on peut financer notre présence aux élections européennes.

Pour les autres, ils ont des financements publics ou peuvent faire des emprunts bancaires s’ils sont assurés de faire au moins 3 %, mais pour les dites petites listes ce n’est pas le cas. Les barrières à l’entrée sont terribles, et ça renforce encore plus la prouesse de l’UPR.

C’est le seul parti de l’histoire moderne en France, de cette taille, qui a pu se créer à partir de rien, sans médias ni financements, et ça, c’est à mettre au crédit de François Asselineau qui se bat depuis 2007. Ça a aussi marché grâce à une idée originale, le Frexit. Si c’est pour dire la même chose que les autres, et avec les mêmes difficultés, c’est presque impossible de créer un parti politique en France.

 

A.L.R. : Le camp du Frexit, à l’image de bien d’autres, part divisé dans cette élection, puisque les Patriotes (Civitas était encore candidat le jour de l’entretien, ce n’est plus le cas aujourd’hui). Avez-vous tenté d’établir avec eux une liste commune ?

C.H.G. : Cette question va me permettre de rétablir pas mal de vérités. Les Patriotes aiment se donner le beau rôle des membres du FN qui l’ont quitté par conviction, alors que celui-ci n’a jamais proposé le Frexit, mais une renégociation des traités. Ensuite, il a déclaré vouloir une alliance, et que l’U.P.R. était sectaire pour l’avoir refusée. C’est se moquer du monde, et je vais le justifier en reprenant la chronologie.

Concernant le départ du Front national, le Frexit n’en était pas la raison puisque le référendum d’appartenance à l’UE a été abandonné entre les deux tours. Philippot a quitté le parti quand il a perdu ses attributions liées à la vice-présidence et qu’il allait être mis dehors. Déjà, sur ce point-là, il a refait l’histoire.

Ensuite, pour ce qui est des relations avec l’UPR, je rappelle que François Asselineau lui a tendu la main, pour un dialogue, à son départ du Front national. Non seulement, M. Philippot l’a ignoré, mais en plus, il a profité de ses relais médiatiques pour faire une O.P.A. sur l’U.P.R. en claironnant sur tous les plateaux qu’il était le seul à proposer le Frexit.

 

A.L.R. : Il a arrêté de le dire depuis.

C.H.G. : Il a arrêté de le dire depuis, mais il l’a dit et a fait cette O.P.A. hostile. Manque de pot il a présenté des candidats aux premières élections législatives partielles en faisant des scores à peine supérieurs aux nôtres. Ensuite, voyant l’échéance européenne approcher et malgré une médiatisation énorme (plus de 40 heures en 2018 contre moins d’une heure pour nous), sa candidature n’imprime pas.

Les Patriotes n’ont presque pas d’adhérents (3000 selon un rapport de la C.N.C.C.F.P.) donc ne peuvent pas en vivre, donc c’est un parti qui vit parce qu’il a des assistants parlementaires et des députés européens élus avec l’étiquette FN.

Aujourd’hui, Florian Philippot n’a aucune chance de faire 5 %, il sait que son parti va mourir et c’est à ce moment-là qu’il nous tend la main. D’une part c’est un peu facile ; et d’autre part ce n’est pas comparable d’accueillir des anciens du Front national (tout comme on accueille des anciens de la France insoumise), et d’accueillir un mouvement dont 90 % des gens sont des anciens du FN, et qui sont considérés (plutôt à tort à mon avis, au regard du programme) comme d’extrême-droite.

Donc le sectarisme est plutôt de l’autre côté, parce que c’est de l’autre côté qu’il n’y a pas eu de réponse en septembre 2017. L’UPR est au contraire très ouverte, mais on ne va pas non plus tendre la joue quand on nous a mis une baffe.

 

A.L.R. : Quelle est la principale qualité et le principal point faible de votre liste pour cette élection ?

C.H.G. : La qualité, c’est clairement la cohérence et l’honnêteté intellectuelle. On ne fait pas les politicards en regardant les sondages pour changer de programme ou de stratégie, on est très clairs depuis douze ans. On propose le Frexit contre vents et marées, donc on a toute légitimité sur ce sujet-là.

Après, le point faible, c’est l’absence de médiatisation qui pose problème, et qui fait se poser des questions sur le système démocratique français. François Asselineau a été l’invité de France 2 en avril, mais avant ça, depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, l’audiovisuel public nous a accordé zéro heure, zéro minute et zéro seconde.

C’est hallucinant parce que nous avons présenté le plus grand nombre de candidats aux législatives, on était présents à toutes les élections, même celles de Polynésie, nous sommes les premiers sur internet et on anime la campagne des européennes comme personne.

On a fait un énorme déplacement à Londres de 700 personnes, on a manifesté le 1er mai sous la bannière de la liste Ensemble pour le Frexit, et dix grands meetings sur le modèle de la présidentielle. Donc je pense qu’on doit être le parti qui anime le plus la campagne, et pourtant la médiatisation est faible, et c’est notre plus grand ennemi. On va tout faire pour la contrecarrer.

 

A.L.R. : Pour conclure, pourquoi faut-il voter UPR le 26 mai prochain ?

C.H.G. : Si vous voulez voter pour que la France reprenne sa démocratie, contre le scandale du référendum de 2005 qui a été violé – c’est un fascisme bleu, les peuples votent et doivent revoter tant que les votes ne correspondent pas à la Pravda européenne.

Maintenant ils ne font même plus revoter, on l’a vu avec le référendum sur l’accord de libre-échange entre l’Ukraine et les Pays-Bas. Le peuple a voté, et ils n’ont pas pris en compte son avis. C’est aussi ce qu’ils essaient de faire au Royaume-Uni. Donc si vous voulez voter pour la démocratie, pour le Frexit et pour le RIC, il faut voter sans état d’âme pour l’UPR.

Je rappelle que c’est une élection à un tour et à la proportionnelle, donc même tous ceux qui soutiennent le Frexit et qui seraient dans d’autres partis, si vous voulez que le Frexit prenne une place de plus en plus centrale dans le débat politique français et même au sein d’autres partis, il faut voter en masse pour l’UPR pour que le Frexit soit le débat numéro un de l’élection présidentielle de 2022.

Il en va tout simplement de la survie de la France, quand on voit le patrimoine français bradé, notamment dans le cadre des traités européens ; quand on voit notre économie qui souffre énormément ; quand on voit le coût de l’euro pour l’économie française, ça a été chiffré par un institut allemand, le CEP, ça représente 374 milliards pour la seule année 2017, et pour les 19 ans d’euro, c’était environ 56 000 euros de perte par français. Donc pour votre pouvoir d’achat, pour le RIC et pour la sauvegarde de la France, il faut voter UPR pour ces élections européennes.