Soutenez le référendum !

Depuis minuit ce jeudi, il est possible de soutenir le référendum d’initiative partagée portant sur la privatisation ou non d’Aéroports de Paris. 

 

Une première

C’est la première fois qu’un Référendum d’initiative partagée est applicable, puisque soutenu par 248 parlementaires. Ce type de référendum a été instauré sous la présidence de Nicolas Sarkozy, lors de la réforme constitutionnelle de 2008.

Les règles : un quart des parlementaires (soit 185 députés et sénateurs au minimum) s’accordent sur une proposition de loi référendaire. Si le texte est ensuite soutenu par un dixième du corps électoral en neuf mois (donc 4,8 millions d’électeurs), et qu’aucune mesure similaire n’est votée ni à l’Assemblée ni au Sénat, alors le peuple est consulté par référendum sur l’application ou non de cette proposition de loi.

 

Qui sont ces parlementaires ?

Ci-dessous, un tableau restituant tous les noms des parlementaires qui ont déclenché la procédure référendaire, et un graphique indiquant la mobilisation de ces parlementaires par parti d’opposition.

L’on peut en tirer plusieurs enseignements :

– les partis de gauche, et de gauche radicale, sont ceux qui ont le plus mobilisé leurs élus

– les élus de droite souverainiste (Debout la France et ses sympathisants, Les Patriotes) et d’extrême-droite (Rassemblement national, Ligue du Sud, Emmanuelle Ménard) n’ont pas été conviés, puisqu’ils se sont pourtant exprimés en faveur du référendum

– les groupes trans partisans Libertés et Territoires (Assemblée nationale) et RDSE (Sénat) ont, paradoxalement, mobilisé un plus grand pourcentage de leurs élus que les groupes Les Républicains des deux chambres

– Certains élus de la majorité (Mouvement radical, social et libéral) ont soutenu le référendum ; il s’agit de parlementaires n’appartenant pas aux groupes de cette même majorité-

Delphine Batho (Génération écologie) est la seule parlementaire écologiste à n’avoir pas soutenu la démarche

– Parmi les députés et sénateurs Les Républicains à avoir signé le texte proposé, l’on retrouve notamment les membres d’Oser la France (Julien Aubert, Arnaud Viala…) et des Populaires (Guillaume Peltier, Brigitte Kuster…).

 

À peine quelques heures après son déclenchement, le processus de recueil des signatures est déjà critiqués, y compris par des élus initiateurs du projet de loi. Le trafic important sur le site du référendum, largement prévisible, a mis le site en défaut pour ceux ayant les connexions les plus fragiles.

En revanche, les codes des communes que vous y indiquez ne sont pas une erreur ; il ne s’agit pas là des codes postaux mais des codes INSEE des communes de France, puisque ce n’est plus votre préfecture mais l’INSEE qui délivre votre carte électorale. C’est aussi à cet organisme que vous devez vous en prendre s’ils laissent des erreurs sur celle-ci, méfait à l’origine de bien des radiations lors des dernières européennes.

Quant aux informations que vous rentrez pour valider votre soutien au référendum, ils doivent coïncider avec votre carte électorale en vigueur, y compris l’ordre et l’écriture exacte de vos prénoms.