CE QUE LA PANDEMIE DU CORONAVIRUS VA APPORTER A LA FRANCE

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La pandémie du coronavirus a, déjà, entamé un processus de changement de notre société. Plus intensément que le mouvement des Gilets jaunes, confinement généralisé et taux de mortalité marquent durement la France.

Pandémie et coronavirus

Ce néologisme émaille, désormais, la langue française. Il explicite un changement absolu, notamment à travers un marché, redéfinissant ses standards d’utilisation. Aujourd’hui, la circonspection, inhérente à la pandémie, nous invite à une expertise rigoureuse. Depuis quelques semaines, une disruption sociétale s’est imposée dans notre vie. Elle modifie notre économie et nos habitudes. En effet, au paroxysme inconnu, se profile une autre crise préoccupante avec ses profondes mutations. Il faut en être conscient !

Peste noire

Son envergure, opaque, profonde, va donc modifier le cours de l’histoire. Pas moins. Tout d’abord, en raison de cette proportion importante de la population mondiale décimée. Elle nous rappelle cruellement le souvenir la Peste noire. C’était au XVII° siècle, à Marseille. Aujourd’hui, nous sommes dans une configuration mondiale. Le coronavirus, présent sur tous les continents, constitue un élément d’incertitudes. Il disrupte les dynamiques économiques et géopolitiques.

Clivages périmés

Par ailleurs, notre regard sur la politique à déjà muté. Il va, encore, se ponctuer après la pandémie. Déjà, les clivages périmés de la droite ou de la gauche se sont dissipés au profit d’un esprit « européiste » ou « euro-réformateur ». Seule, l’idée citoyenne prédomine. Les « politiques », conservateurs, n’en n’ont pas encore tout-à-fait entériné le principe. Le coronavirus pourrait leur en donner l’occasion. Pourtant, notre modèle de travail a déjà changé, le marketing relationnel et le télétravail, ont dépassé son esprit initial. Il en est de même pour notre manière de consommer.

Pistes reconsidérées

Ces changements de règles de jeu auxquels il faut s’attendre, c’est, aussi, Joseph Aloïs Schumpeter, économiste de renom, qui nous les inspire. Connu pour ses thèses sur les fluctuations économiques, sa théorie de la destruction créatrice en est le témoignage précieux. Ses ouvrages « Les Cycles des affaires » et « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » sont édifiants. Enfin, l’idée de la participation au capital de l’entreprise pour les employés, préconisée par Marcel Loichot, fait son chemin. Nos conseillers pourront, aussi, s’inspirer des théories de Maurice Allais. Prix Nobel d’économie, en 1988,  ses contributions pionnières à la théorie des marchés et à l’utilisation efficiente des ressources, parlent aux plus avertis. Toutes ces pistes doivent être reconsidérées.

Cataclysme

En effet, les innovations apparaissent toujours en multitude après une rupture. L’épidémie du coronavirus ouvrira inévitablement la porte à de nouveaux cycles industriels. Notre économie, aujourd’hui, en phase de dépression, rentrera dans une phase de croissance. Car les innovations, les changements de comportements détrônent les entreprises poussiéreuses. Tout événement d’importance, à l’instar de cette pandémie mondiale, ses dégâts, ses morts, ce cataclysme, constituent un humus fertile sur lequel quelque chose de nouveau peut germer. C’est une règle inéluctable ! Nous devons en tenir compte dans notre examen.

https://www.infopremiere.fr/buzyn-sincere-mais-lheure-nest-pas-encore-aux-comptes/

Décentralisations

Pour des raisons budgétaires, quatre-vingt pour cent des principes actifs de nos médicaments sont produits en Chine. Cette vulnérabilité est dénoncée depuis dix ans par l’Académie de pharmacie. Ces décentralisations sont des servitudes pour l’industrie pharmaceutique vis-à-vis de ses fournisseurs indiens et chinois, lesquels produisent soixante à quatre-vingt pour cent des principes actifs. Ils concernent des traitements vitaux tels que les antibiotiques, mais, aussi les anticancéreux et les vaccins dont l’efficacité de quelques-uns est, aussi, remise en cause.

Union européenne et pandémie

Cette analyse de l’impact du Coronavirus nous montre le quotidien déjà modifié des Français. Mais, aussi, des peuples européens au niveau de leur mobilité, de leurs comportements d’hygiène et d’achats. Alors, quelles autres réponses devrons-nous fournir pour en imposer des supplémentaires ? Il nous faut reléguer, prioritairement, ce modèle d’Union européenne onéreux et bien mal hiérarchisé dans ses choix ! Donc, à nous d’y réfléchir. Puisque nos dirigeants, englués dans des systèmes financiers impitoyables, sont les artisans de notre déconfiture, imaginons notre avenir. L’homme, l’animal, et la planète y trouveront une place judicieuse.

J’ai dit !

Voir aussi :https://marseilleopinion.fr/le-porfesseur-raoult-victime-du-parisiannisme/