Des Brigandes aux brigands du nationalisme identitaire

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Jolies dans leurs tenues impeccables, parfaites musiciennes, hélas, là, s’arrêtent les compliments que l’on pourrait offrir aux Brigandes. Ce groupe musical féminin français, aux paroles vitriolées, engagé très à droite, nous glace d’effroi…

Nombreuses vidéos

Avec une centaine de chansons et des textes violents, ciblant, entre autres, les gays, les musulmans, les Jésuites, les Maghrébins et les juifs, les Brigandes qui ont emprunté  leur nom aux insurgés royalistes vendéens, ont produit de nombreux vidéo-clips et des CD en auto-production. Leurs genres musicaux éclectiques relèvent tantôt un ton de folk, parfois du style sixties. Le groupe recueille une certaine audience dans des organisations relevant du nationalisme identitaire.

Professionalisme

Si les chansons des Brigandes rencontrent une audience bien plus probante que celles des autres groupes de rock identitaires français, c’est, surement, en raison d’une écriture bien construite. Leurs vidéos, parfois composées avec leurs enfants en costumes régionaux révèlent un certain professionnalisme dont beaucoup devraient s’inspirer. La lutte contre la pensée unique ou l’usage du cannabis, thèmes judicieux, s’y voient, hélas, noyés parmi une avalanche d’immondices, ou les hommages appuyés à Jean-Marie Le Pen ou à Poutine.

Petit salut nazi

Au nom de la liberté de parole et d’écriture peut t’on se positionner politiquement et publiquement dans le dégradant ? Une analyse des chansons de ce groupe nous montre clairement l’infâme du plus mauvais goût. Ce geste « nous fait comprendre qu’un petit salut nazi entre copains ça n’est pas bien grave, mais qu’il faut faire attention aux gardiens de la pensée unique… ». Le ton est donné. Ni Maghrébin, ni juif, ni homo, ni Jésuite, « Bon Français, bien blanc, catholique… » comme on les apprécie dans ces tribus, je me dis que ces dames ont en elles quelque chose de franchement ténébreux !

Jusqu’où la liberté d’expression ?

Lorsque leurs salves provocatrices et haineuses se répandent sur les foules, il faut s’interroger sur leur sens lui-même. Leur créneau, contestataire, leur sens de la normalité, de la moralité, les plonge dans un fanatisme sordide envers l’ordre établi. Ces « Planeuses » évoluant dans une communauté où l’on s’amuse à refaire le monde à partir d’un gabarit étriqué nous agressent verbalement. C’est insupportable ! La liberté d’expression ne justifie jamais une agression verbale d’une telle portée.