Guerre des mots : comment les media manipulent notre pensée

La fabrication de la pensée est un acte fort dans notre société. Je me sens impliqué dans une sorte de réflexion démocratique propre à contribuer à la libération de nos cerveaux de ces réflexions invalidantes.

La manipulation des mots…

L’on fabrique nos pensées à partir de la maîtrise linguistique que le monde médiatique nous rabâche à longueur de journées et d’années. Ce système, violent, nous imprègne d’un discours commun. Nous sommes convaincus qu’il nous appartient. De bouche en bouche, il se colporte jusque sur notre lieu de travail, auprès de nos amis… Notre modèle de société basé sur la dictature de la pensée, mais aussi de l’expression, nous devons donc nous réapproprier d’un langage précis pour décrire nos maux et ceux de notre environnement !

L’amour n’est pas la guerre

Ce façonnage de la perception de la pensée, conscient, volontaire, discriminant, porte un nom : « guerre des mots ». Son objectif : nous contrôler à notre insu. Elle relève de la nette intention de faire rentrer différentes terminologies dans nos esprits pour mieux nous manipuler. Il nous appartient donc de bien décortiquer les expressions que l’on nous fait avaler pour nous apercevoir de leurs ambiguïtés, de leurs contresens, et surtout de leur dangerosité. Non, la guerre n’est pas l’amour, et méfions-nous des glissements sémantiques que l’on nous fournit à longueur de temps…

Revenons sur le mouton

Nous le savons, le Français est un « mouton noir », ( râleur et obéissant ) lorsque son compatriote « mouton blanc » ( obéissant ) subit sans broncher. Au delà de ces deux comportements, l’aigle royal, Français plus averti, réfléchit à la subtilité des messages qui pourraient précipiter ses actions quotidiennes. Les chaines d’informations continues, notamment, spécialisées dans cet exercice, s’y emploient parfaitement. Sur les intentions de qui ? Nous évoluons dans une bien étrange époque où la résistance à l’oppression, commence par la résistance aux mots et au langage que l’on nous impose pour fabriquer notre pensée.

 

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