LFI : Une directrice de campagne affirme avoir vendu de la drogue en prison, en plein colloque à l'Assemblée nationale
Par : Cédric Fichet
Alors que le parti de Jean-Luc Mélenchon est déjà fortement décrié dans l'opinion, un colloque au Palais Bourbon voit se dérouler une séquence lunaire, où une directrice de campagne a dévoilé fièrement ses activités criminelles carcérales et son appartenance à des réseaux criminels.
Une ligne de plus à un large panel de compromissions
Chez LFI, nous connaissions les pédocriminels (Pierre-Alain Cottineau). Nous avions eu vent des condamnés pour apologie du terrorisme (Stéphane Poussier, exclu depuis). Nous savions que les députés du parti avaient déposé une proposition de loi (fin 2024) visant à abroger le délit régissant, justement, l'apologie du terrorisme. Nous avions vu les visuels suintant l'antisémitisme sur les réseaux sociaux (vol du droit d'image de Cyril Hanouna ; la procédure sur le caractère antisémite des visuels est en cours). Ce 27 juillet, le parti dont les listes aux élections municipales ont été classées à l'extrême gauche par le Ministère de l'Intérieur a franchi une nouvelle étape : une de ses candidates au niveau local expose, de manière fière et assumée, ses activités et réseaux criminels, qu'elle a poursuivie durant son incarcération.
Un colloque critiqué avant sa tenue
Son nom : Mabrouka Ben Ameur, directrice de campagne de la candidate à la mairie de Neuilly-sur-Marne Aziza Nouioua et colistière de cette dernière en septième position. Le 27 juillet dernier, elle prenait part au colloque organisé par le député Andy Kerbrat (épinglé dans le métro parisien en train d'acheter des stupéfiants sur ses indemnités de député). Cet événement avait déjà suscité des levées de boucliers de députés adverses. Parmi eux, Eric Bothorel (apparenté RE) déplore le fait qu'Andy Kerbrat tente de faire passer ses fautes pour une vertu, et Kévin Pfeffer (RN) dénonce "des leçons sur la façon dont on traite la drogue en France", financées par de l'argent public.
Incarcérée, elle continuait
Mabrouka Ben Ameur était invitée de la dernière table ronde de l'évènement, et le député de Loire-Atlantique la présenta alors comme "invitée dans son cadre d'ancienne personne ayant été revendeuse de produits". Interrogée sur le fait que la prison signifiait une "fin de parcours", la militante répondit sans détour. "Pas du tout, déjà d'une j'ai continué mon trafic en prison", après avoir certifié la continuité de son activité : "quand je suis sortie de prison, j'ai continué dans le trafic". Pour elle, la compréhension du trafic passe avant sa répression : "On parle souvent de trafic comme s'il s'agissait uniquement d'argent ou de délinquance, mais en fait ça va beaucoup plus loin. C'est un monde social, avec ses codes, avec ses règles". Elle expliquait en outre que le trafic constituait ses seuls contacts pour retrouver du travail après son incarcération !
Le proxénétisme également
Et ce, qu'il s'agisse de trafic de drogue ou d'autres. "J'avais énormément de contacts dans d'autres réseaux criminels. [...] Du coup vous connaissez les personnes qui travaillent dans la prostitution puisque c'est vous qui les fournissez en stupéfiants, vous connaissez les personnes qui font des trafics de voiture, donc en fait vous êtes dans un réseau criminel qui est complet [...]. Vous avez besoin de quelque chose qui est hors cadre légal, vous le trouvez aussitôt". Une proximité qu'elle avait déjà évoquée comme coutumière dans le milieu : "généralement, quand on est dans un trafic, on est amené à être dans d'autres trafics". En ce qui la concerne, son activité s'est poursuivie dans le proxénétisme. "J'ai eu une proposition ; je suis devenue co-gérante d'un établissement de prostitution sur Paris. [...] À l'époque, ça s'appelait des bars à champagne. C'est le premier bar à champagne qui a été fermé."
"L'ordre raciste"
Tout le long de la table ronde, Andy Kerbrat ne semble pas choqué par le curriculum vitae exposé par son intervenante. Il assume d'avoir invité "quelqu'un qui a vécu, dans sa chair, dans son existence, cette oppression, cette répression policière parce qu'il faut aussi dire que c'est une répression qui est armée, qui a un bras. Ce n'est pas juste la guerre à la drogue, ce n'est pas juste une guerre morale, c'est une guerre avec des personnes qui sont là sur le terrain pour faire appliquer l'ordre raciste". En effet, selon celui qui est également l'unique député du parti "Pour une Écologie Populaire et Sociale" (PEPS) dresse un lien indéfectible entre la lutte contre le trafic de drogue et "un racisme endémique qui se fige sur les quartiers populaires et sur les luttes contre le "narcotrafic" comme on dit maintenant". Français, vous savez pour qui vous votez.
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