Qui parle encore aujourd’hui de Joséphine Baker ?

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Qui parle encore aujourd’hui de Joséphine Baker ? Sacrée Joséphine ! Non, nous ne faisons pas référence pas, ici, à la talentueuse Mimi Mathy, mais à l’autre Joséphine. LA Joséphine égérie de la célèbre Revue nègre des années folles. Une Joséphine qui aurait bien aimé, aussi, claquer dans ses doigts, dans les moments difficiles, pour résoudre ses difficultés financières. Elle a sauvé douze orphelins de toutes origines. Hier, elle est entrée au Panthéon.

Devoir du souvenir

Sa « tribu arc-en-ciel », son complexe touristique dans l’enceinte du domaine, son « Village du monde » sont le précieux témoignage de sa vie ! Le nom de Joséphine Baker s’est éteint en 1975. Bien des personnes ont oublié ou méconnaissent son talent, son histoire, et ses luttes contre toutes les formes de discriminations. Mais, le devoir du souvenir nous impose de nous rappeler d’elle. Cette immense artiste de music-hall, a participé activement à la libération de la femme, en osant montrer ses robes courtes, ses cheveux à « la garçonne » et danser le charleston.

Courageuse et patriote

Première grande star de couleur, Joséphine Baker, était plus que cette image. Son idéal de combat contre Hitler, contre le racisme et l’antisémitisme l’avait vue engagée dans le contre espionnage. Courageuse, patriote, cette héroïne de la Résistance, aimait la France. Elle l’avait accueillie avec autant de chaleur. En récupérant des informations au cours de ses déplacements, en transportant des messages secrets. Elle les dissimulait sur ses partitions et à l’intérieur de ses robes. Ces informations codées transmises en Angleterre, contribuèrent à la réussite de la résistance. Alors, grâce à ses entrées dans différents secteurs, Joséphine a contredit l’interlocuteur, qui se livre sans retenue. Bientôt, les informations arrivent à ses oreilles. Ses actes courageux lui ont valu, en 1961, l’honneur d’être décorée de la légion d’honneur.

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Ses enfants adoptés

Malheureusement, cette haute distinction ne lui permettra pas de se sortir d’une impasse injuste et cruelle. Ruinée, expulsée sans ménagement de son château des Milandes, dans le Périgord, celle qui voulait incarner un idéal de fraternité s’est retrouvée… a la rue ! Que reste-t-il dans leur esprit de cette idéaliste ? Premièrement, Joséphine Baker pensait que la paix était possible sur cette terre. Elle a su en montrer un modèle exemplaire avec l’accueil et l’éducation d’enfants abandonnés. Elle leur apprenait l’échange et le partage, au delà des différences de couleur de peaux ou d’origine. Celle qui risqua, à de nombreuses reprises, sa vie continua ses actions de bienfaisance. Mais, elle s’impliquait aussi dans la lutte contre toutes les discriminations, jusque dans la défense des femmes et la lutte contre la pauvreté.

Espionne confirmée

Au-delà de sa gloire, Joséphine Baker était un élément clé de La Revue Nègre des années 25. Espionne confirmée au service de la France, a été bien mal récompensée de ses belles actions. Si l’artiste avait dû essuyer les vives critiques, au temps de sa splendeur, sachons que l’affront que lui a réservé la vie, sur ses derniers jours, à du lui couter bien davantage dans son lot de peine et de déceptions ! Respect à cette grande dame dont les media ne citent presque plus le nom ! C’est aussi pour cela qu’infopremiere respecte le devoir du souvenir. Enfin, ceux qui ont donné des lettres de noblesse à la France, une qualité qui se perd, doivent être cités ! Cependant, il est clair que la reconnaissance est une fleur qui ne pousse qu’en de rares lieux…

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